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Editorial 66

NOUS SOMMES LES ITALIENS DU MONDE !

Nos racines sont italiennes, notre histoire est universelle, notre identité est un héritage que personne ne pourra nous enlever.

Il est des histoires qui appartiennent à une famille, d’autres à un peuple, et certaines qui finissent par appartenir à l’humanité tout entière. L’histoire de l’émigration italienne est de celles-là.

Depuis plus d’un siècle et demi, des millions d’Italiennes et d’Italiens ont quitté leur terre natale. Ils ont emporté avec eux leurs espoirs, leurs traditions, leurs souffrances parfois, mais surtout cette volonté extraordinaire de donner à leurs enfants une existence meilleure que celle qu’ils avaient connue.

Entre 1861 et les années 1960, près de 26 millions d’Italiens ont pris les chemins de l’émigration. Ce chiffre considérable raconte à lui seul l’une des plus grandes aventures humaines de notre histoire nationale.

Derrière ces millions de départs, il y avait autant de destins singuliers, de familles séparées, de rêves à construire et de sacrifices souvent silencieux.

Aujourd’hui, leurs descendants vivent sur les cinq continents. Ils sont français, argentins, brésiliens, américains, australiens, suisses, belges, canadiens et citoyens de bien d’autres nations encore.

Ils ont épousé les cultures des pays qui les ont accueillis. Ils en ont appris la langue, adopté les coutumes, partagé les joies et les épreuves. Ils ont contribué à leur développement et, très souvent, à leur grandeur.

Mais une question demeure, essentielle : que reste-t-il de l’Italie lorsque plusieurs générations nous séparent de la terre de nos ancêtres ?

Je suis profondément convaincu qu’il reste bien davantage qu’un souvenir.

Il reste une mémoire, une sensibilité, une façon d’être, et ce lien invisible qui unit parfois des hommes et des femmes qui ne se connaissent pas, mais reconnaissent dans leur histoire familiale une origine commune.

C’est à eux, à tous les Italiens du monde et à tous leurs descendants, que je souhaite aujourd’hui m’adresser.

Nous sommes les enfants d’une même histoire

Nous sommes les enfants, les petits-enfants et les arrière-petits-enfants de ces millions d’Italiennes et d’Italiens qui, un jour, ont quitté leur terre natale pour construire ailleurs une vie meilleure.

Ils sont partis de toutes les régions d’Italie, du Nord comme du Sud, des montagnes du Piémont aux terres de Sicile, des villages de Vénétie aux campagnes de Calabre.

Ils ont quitté leur maison, leur famille, leurs amis, parfois sans savoir s’ils reverraient un jour le village qui les avait vus naître.

Ils sont partis avec une valise. Mais dans cette valise, ils avaient emporté toute l’Italie.

Une langue, des traditions, une culture, des chansons, des recettes, des souvenirs, des valeurs et cette extraordinaire capacité de travailler, de construire, d’aimer et de recommencer.

Ils ont traversé les Alpes, les océans et les continents.

Ils ont construit des routes, des maisons, des villes. Ils ont travaillé dans les mines, les usines, les champs, les commerces et les ateliers.

Ils ont participé à la richesse et à l’histoire des pays qui les ont accueillis.

En France, en Argentine, au Brésil, aux États-Unis, au Canada, en Suisse, en Belgique, en Australie et partout dans le monde, leurs descendants sont devenus ouvriers, artisans, médecins, enseignants, chercheurs, artistes, entrepreneurs et parfois même dirigeants de leurs pays.

Il nous faut aussi nous souvenir que cette histoire ne fut pas toujours heureuse.

Nos ancêtres ont parfois connu la pauvreté, la solitude, l’incompréhension, le rejet et les préjugés. Certains ont dû renoncer à parler leur langue pour mieux s’intégrer. D’autres ont vu leur nom transformé, leur identité peu à peu effacée, leurs origines reléguées au silence.

Et pourtant, ils ont continué à travailler, à fonder des familles, à élever leurs enfants et à croire en l’avenir.

Leur réussite ne se mesure pas seulement aux fortunes construites ou aux positions sociales conquises. Elle se mesure aussi à la dignité de leur existence et à ce qu’ils ont transmis aux générations suivantes.

Nous sommes, d’une certaine manière, le prolongement de leurs espérances.

Une Italie qui continue de vivre dans nos familles

Mais au fond de leur histoire familiale, il reste toujours un peu d’Italie.

Une photographie jaunie, un nom de famille, un accent, une chanson, une recette de grand-mère, le souvenir d’un village dont on prononce encore le nom avec émotion.

Certains parlent encore italien. D’autres ne connaissent plus que quelques mots de la langue de leurs ancêtres.

Certains possèdent la nationalité italienne. D’autres sont devenus français, argentins, américains, brésiliens ou australiens.

Mais être un Italien du monde ne se résume pas à un passeport.

C’est aussi appartenir à une histoire, à une mémoire, à une culture transmise de génération en génération.

Il arrive que cette mémoire s’affaiblisse au fil des générations. Les grands-parents disparaissent, les maisons familiales sont vendues, les photographies restent dans des tiroirs et les récits que l’on croyait connaître s’effacent lentement.

Un jour, un petit-enfant demande d’où venait son grand-père. On se souvient du nom d’une région, parfois d’un village. Mais on ne sait plus exactement pourquoi il était parti, comment il avait voyagé, ce qu’il avait ressenti en arrivant dans un pays inconnu.

C’est précisément cette mémoire fragile que nous devons préserver.

Car derrière chaque patronyme italien porté aujourd’hui à travers le monde se cache peut-être une histoire extraordinaire qui mérite d’être racontée.

Et chaque histoire retrouvée est une petite partie de l’Italie qui renaît.

Deux patries, une même fidélité

Nous pouvons aimer profondément le pays dans lequel nous sommes nés, respecter ses institutions, partager ses valeurs et lui être reconnaissants de ce qu’il a offert à nos familles, tout en conservant la fierté de nos origines italiennes.

Nous ne sommes pas obligés de choisir entre deux patries. Nous pouvons en aimer deux.

L’une nous a donné nos racines, l’autre nous a permis de déployer nos branches.

Et c’est précisément cette double appartenance qui fait notre richesse.

Cette conviction est fondamentale pour l’Alliance Italienne Universelle.

Notre démarche n’est pas celle du repli sur nos origines. Elle est, au contraire, celle de l’ouverture aux autres, de la reconnaissance et de la fraternité.

Nous devons beaucoup aux pays qui ont accueilli nos familles. Ils leur ont permis de travailler, de s’établir, de devenir citoyens et de participer à une histoire collective nouvelle.

La France, notamment, a accueilli au fil des générations des millions d’Italiens et de descendants d’Italiens. Beaucoup d’entre nous lui doivent une grande partie de ce qu’ils sont devenus.

Il n’y a aucune contradiction entre cette reconnaissance profonde et notre attachement à l’Italie.

Aimer le pays de ses ancêtres ne signifie pas aimer moins celui dans lequel on vit. Cela signifie simplement avoir deux raisons d’être reconnaissant à la vie.

Une Italie sans frontières

Car l’Italie ne s’arrête pas à ses frontières géographiques.

Il existe une Italie qui vit au-delà de l’Italie.

Une Italie présente sur tous les continents, dans des millions de familles, dans les mémoires et dans les cœurs.

Une Italie qui ne sépare pas le Nord du Sud, qui rassemble toutes les générations et tous ceux qui portent en eux cet héritage.

C’est cette Italie que l’Alliance Italienne Universelle souhaite faire vivre, reconnaître et transmettre.

Notre ambition est de rassembler les Italiens du monde et leurs descendants autour d’une même mémoire, d’une même fierté et d’une même fraternité.

Vogliamo rendre omaggio a ceux qui sont partis, remercier les pays qui les ont accueillis et transmettre aux générations futures la conscience de leurs origines.

Cette ambition dépasse les appartenances régionales, les différences sociales, les sensibilités politiques et les frontières nationales.

Nous ne sommes pas seulement les descendants de Vénitiens, de Piémontais, de Lombards, de Toscans, de Napolitains, de Siciliens ou de Calabrais.

Nous sommes les héritiers d’une même histoire italienne.

Nos ancêtres avaient leurs dialectes, leurs coutumes et leurs identités régionales. Mais au-delà de ces différences, ils ont porté dans le monde une culture qui nous rassemble aujourd’hui.

L’Alliance Italienne Universelle souhaite faire de cette fraternité un véritable lien entre les générations et entre les peuples.

Notre unité ne doit pas effacer nos différences. Elle doit en faire une richesse commune.

Le Chemin mémoriel de l’émigration italienne : rendre visible une histoire trop longtemps silencieuse

C’est pour traduire cette conviction en actes que l’Alliance Italienne Universelle a engagé le Chemin mémoriel de l’émigration italienne.

Ce projet est né d’une idée simple : retrouver les lieux par lesquels nos ancêtres sont passés, les gares dans lesquelles ils sont arrivés, les ports d’où ils sont partis, les villes dans lesquelles ils ont commencé une nouvelle existence.

Ces lieux ont été les témoins silencieux de millions de destins.

Le 15 novembre 2025, à la gare de Lyon, à Paris, nous avons inauguré une première plaque mémorielle pour rendre hommage à ces femmes et à ces hommes qui avaient quitté l’Italie et trouvé en France une nouvelle terre d’avenir.

Le 10 octobre 2026, à la gare de Metz, en Lorraine, une nouvelle étape de ce Chemin mémoriel a permis de rappeler combien l’histoire de l’émigration italienne est intimement liée à celle des régions françaises qui ont accueilli nos familles.

Ces plaques ne sont pas seulement des objets de mémoire.

Elles constituent des témoignages de reconnaissance envers nos ancêtres, mais aussi envers les peuples qui leur ont ouvert leurs portes.

Elles disent aux descendants : vos familles ont laissé ici une trace. Leur histoire mérite de ne pas être oubliée.

Nous souhaitons poursuivre ce chemin dans d’autres régions de France, puis au-delà de ses frontières, dans les différents pays où vivent les Italiens du monde.

Et nous portons également l’ambition qu’un jour, à Rome, un monument puisse rendre hommage à l’ensemble de cette grande histoire de l’émigration italienne.

Car cette mémoire appartient aussi pleinement à l’histoire de l’Italie.

Il est temps que notre pays d’origine rende un hommage à la hauteur de ce que ses enfants partis à travers le monde ont accompli.

Transmettre : notre responsabilité envers les générations futures

Nos parents et nos grands-parents ont vécu l’émigration. Nous, leurs descendants, avons le devoir d’en faire une mémoire vivante.

Parce qu’un peuple qui oublie d’où il vient finit par ne plus savoir qui il est.

Cette transmission commence dans nos familles.

Elle commence lorsqu’un grand-père raconte son arrivée dans une gare inconnue, lorsqu’une grand-mère évoque son village d’enfance, lorsqu’un parent retrouve une vieille lettre écrite en italien ou lorsqu’un enfant découvre pour la première fois la région dont portait le nom sa famille.

Elle se poursuit par la connaissance de l’histoire de l’Italie, de ses heures glorieuses comme de ses heures douloureuses.

Nos descendants doivent pouvoir comprendre les raisons qui ont poussé leurs ancêtres à partir : la pauvreté, les crises économiques, les guerres, les bouleversements politiques, mais aussi l’espoir, l’ambition et le désir de liberté.

Ils doivent connaître l’Italie qui a vu naître leurs familles, celle de l’unification nationale, celle des grandes vagues migratoires, celle des conflits du XXe siècle, puis celle de la reconstruction et de la démocratie.

Nous ne pouvons pas demander aux jeunes générations d’aimer une histoire que personne ne leur a racontée.

C’est pourquoi notre Alliance veut également contribuer à faire connaître l’histoire italienne à tous ceux qui, au fil du temps et des générations, ont été éloignés de leur pays d’origine.

Il ne s’agit pas de vivre dans la nostalgie du passé, mais de donner aux jeunes générations les moyens de mieux comprendre leur présent et de construire leur avenir.

La mémoire n’a de véritable valeur que si elle devient transmission.

Un appel à tous les Italiens du monde

Je souhaite aujourd’hui lancer un appel à tous ceux qui se reconnaissent dans cette histoire.

À ceux qui portent un nom italien, à ceux qui ont conservé la langue de leurs parents, mais aussi à ceux qui ne la parlent plus.

À ceux qui connaissent encore le village de leurs ancêtres et à ceux qui rêvent de le retrouver.

À ceux qui possèdent la nationalité italienne et à ceux qui ont une autre citoyenneté, mais gardent un lien affectif avec l’Italie.

À ceux qui vivent en Europe, dans les Amériques, en Afrique, en Asie ou en Océanie.

Nos histoires familiales sont différentes, mais elles se rejoignent dans cette extraordinaire aventure humaine que fut l’émigration italienne.

Nous avons aujourd’hui la possibilité de transformer ces millions de mémoires individuelles en une grande conscience collective.

C’est tout le sens de notre engagement.

Nous voulons rassembler sans diviser, transmettre sans imposer, honorer sans exclure et faire de nos origines italiennes un lien de fraternité entre les peuples.

Alors, où que nous vivions, quelle que soit notre nationalité, quelle que soit la langue que nous parlons aujourd’hui, affirmons avec fierté :

🇮🇹 NOUS SOMMES LES ENFANTS DE L’ÉMIGRATION ITALIENNE !

🇮🇹 NOUS SOMMES FIERS DE NOS RACINES !

🌍 NOUS SOMMES LES ITALIENS DU MONDE !

Nos ancêtres ont quitté l’Italie, mais l’Italie ne les a jamais quittés. Et à travers nous, elle continue de vivre.

Je voudrais ajouter, pour conclure, une conviction qui me tient particulièrement à cœur.

Nos ancêtres ont souvent traversé les frontières par nécessité. Nous pouvons aujourd’hui les franchir par fraternité.

Ils ont parfois vécu la séparation comme une déchirure. Nous avons la possibilité de faire de leur histoire un magnifique trait d’union entre les nations.

Ils sont partis seuls, ou presque. Leurs descendants sont aujourd’hui des millions.

Il nous appartient désormais de nous reconnaître, de nous retrouver et de faire vivre ensemble cette grande famille italienne dispersée à travers le monde.

Car l’émigration a dispersé les Italiens sur tous les continents, mais la mémoire peut aujourd’hui les réunir.

Et si nos ancêtres ont écrit l’histoire de leur départ, il nous appartient, à nous, d’écrire celle de nos retrouvailles.

Giorgio Orazio Spido
Président de l’Alliance Italienne Universelle

🇮🇹 L’identité italienne vit aussi grâce à toi.
👉 Adhère à l’Alliance italienne universelle

SIAMO GLI ITALIANI NEL MONDO!

Le nostre radici sono italiane, la nostra storia è universale, la nostra identità è un’eredità che nessuno potrà sottrarci.

Ci sono storie che appartengono a una famiglia, altre a un popolo e alcune che finiscono per appartenere all’umanità intera. La storia dell’emigrazione italiana è una di queste.

Da oltre un secolo e mezzo, milioni di italiane e di italiani hanno lasciato la propria terra natale. Hanno portato con sé le loro speranze, le loro tradizioni, talvolta le loro sofferenze, ma soprattutto quella straordinaria volontà di offrire ai propri figli una vita migliore di quella che avevano conosciuto.

Tra il 1861 e gli anni Sessanta del Novecento, quasi 26 milioni di italiani hanno intrapreso la via dell’emigrazione. Questa cifra considerevole racconta da sola una delle più grandi avventure umane della nostra storia nazionale.

Dietro quei milioni di partenze vi erano altrettanti destini individuali, famiglie separate, sogni da realizzare e sacrifici spesso silenziosi.

Oggi i loro discendenti vivono nei cinque continenti. Sono francesi, argentini, brasiliani, statunitensi, australiani, svizzeri, belgi, canadesi e cittadini di molte altre nazioni.

Hanno fatto proprie le culture dei Paesi che li hanno accolti. Ne hanno imparato la lingua, adottato le usanze, condiviso le gioie e le difficoltà. Hanno contribuito al loro sviluppo e, molto spesso, alla loro grandezza.

Ma rimane una domanda essenziale: che cosa resta dell’Italia quando diverse generazioni ci separano dalla terra dei nostri antenati?

Sono profondamente convinto che resti molto più di un ricordo.

Rimangono una memoria, una sensibilità, un modo di essere e quel legame invisibile che talvolta unisce uomini e donne che non si conoscono, ma che riconoscono nella propria storia familiare un’origine comune.

È a loro, a tutti gli italiani nel mondo e a tutti i loro discendenti, che desidero rivolgermi oggi.

Siamo figli di una stessa storia

Siamo i figli, i nipoti e i pronipoti di quei milioni di italiane e di italiani che, un giorno, lasciarono la propria terra natale per costruire altrove una vita migliore.

Partirono da tutte le regioni d’Italia, dal Nord come dal Sud, dalle montagne del Piemonte alle terre di Sicilia, dai borghi del Veneto alle campagne della Calabria.

Lasciarono le loro case, le loro famiglie e i loro amici, talvolta senza sapere se un giorno avrebbero rivisto il paese in cui erano nati.

Partirono con una valigia. Ma in quella valigia avevano portato con sé tutta l’Italia.

Una lingua, delle tradizioni, una cultura, delle canzoni, delle ricette, dei ricordi, dei valori e quella straordinaria capacità di lavorare, costruire, amare e ricominciare.

Attraversarono le Alpi, gli oceani e i continenti.

Costruirono strade, case e città. Lavorarono nelle miniere, nelle fabbriche, nei campi, nei negozi e nelle botteghe.

Contribuirono alla ricchezza e alla storia dei Paesi che li avevano accolti.

In Francia, Argentina, Brasile, Stati Uniti, Canada, Svizzera, Belgio, Australia e in ogni parte del mondo, i loro discendenti sono diventati operai, artigiani, medici, insegnanti, ricercatori, artisti, imprenditori e, talvolta, persino dirigenti dei rispettivi Paesi.

Dobbiamo anche ricordare che questa storia non fu sempre felice.

I nostri antenati conobbero talvolta la povertà, la solitudine, l’incomprensione, il rifiuto e i pregiudizi. Alcuni dovettero rinunciare a parlare la propria lingua per integrarsi meglio. Altri videro il proprio cognome trasformato, la propria identità progressivamente cancellata e le proprie origini confinate nel silenzio.

Eppure continuarono a lavorare, a fondare famiglie, a crescere i propri figli e a credere nel futuro.

Il loro successo non si misura soltanto nelle fortune costruite o nelle posizioni sociali conquistate. Si misura anche nella dignità della loro esistenza e in ciò che hanno trasmesso alle generazioni successive.

Noi siamo, in un certo senso, il prolungamento delle loro speranze.

Un’Italia che continua a vivere nelle nostre famiglie

Nel profondo della loro storia familiare rimane sempre un po’ d’Italia.

Una fotografia ingiallita, un cognome, un accento, una canzone, la ricetta di una nonna, il ricordo di un paese il cui nome viene ancora pronunciato con emozione.

Alcuni parlano ancora italiano. Altri conoscono soltanto poche parole della lingua dei propri antenati.

Alcuni possiedono la cittadinanza italiana. Altri sono diventati francesi, argentini, statunitensi, brasiliani o australiani.

Ma essere un italiano nel mondo non si riduce al possesso di un passaporto.

Significa anche appartenere a una storia, a una memoria e a una cultura trasmesse di generazione in generazione.

Accade che questa memoria si affievolisca con il trascorrere delle generazioni. I nonni scompaiono, le case di famiglia vengono vendute, le fotografie rimangono nei cassetti e i racconti che credevamo di conoscere lentamente si cancellano.

Un giorno, un nipote domanda da dove provenisse suo nonno. Ci si ricorda il nome di una regione, talvolta quello di un paese. Ma non si sa più esattamente perché fosse partito, come avesse viaggiato, che cosa avesse provato arrivando in un Paese sconosciuto.

È proprio questa fragile memoria che dobbiamo preservare.

Perché dietro ogni cognome italiano portato oggi nel mondo si nasconde forse una storia straordinaria che merita di essere raccontata.

E ogni storia ritrovata è una piccola parte d’Italia che rinasce.

Due patrie, una stessa fedeltà

Possiamo amare profondamente il Paese in cui siamo nati, rispettarne le istituzioni, condividerne i valori ed essergli riconoscenti per ciò che ha offerto alle nostre famiglie, conservando al tempo stesso l’orgoglio delle nostre origini italiane.

Non siamo obbligati a scegliere tra due patrie. Possiamo amarle entrambe.

L’una ci ha dato le nostre radici, l’altra ci ha permesso di dispiegare i nostri rami.

Ed è proprio questa doppia appartenenza a costituire la nostra ricchezza.

Questa convinzione è fondamentale per l’Alleanza Italiana Universale.

Il nostro intento non è quello di ripiegarci sulle nostre origini. Al contrario, è un cammino di apertura agli altri, di riconoscenza e di fraternità.

Dobbiamo molto ai Paesi che hanno accolto le nostre famiglie. Hanno permesso loro di lavorare, di stabilirsi, di diventare cittadini e di partecipare a una nuova storia collettiva.

La Francia, in particolare, ha accolto nel corso delle generazioni milioni di italiani e di discendenti di italiani. Molti di noi le devono gran parte di ciò che sono diventati.

Non vi è alcuna contraddizione tra questa profonda riconoscenza e il nostro attaccamento all’Italia.

Amare il Paese dei propri antenati non significa amare meno quello in cui si vive. Significa semplicemente avere due ragioni per essere grati alla vita.

Un’Italia senza frontiere

Perché l’Italia non si ferma ai suoi confini geografici.

Esiste un’Italia che vive al di là dell’Italia.

Un’Italia presente in tutti i continenti, in milioni di famiglie, nei ricordi e nei cuori.

Un’Italia che non separa il Nord dal Sud, ma riunisce tutte le generazioni e tutti coloro che portano dentro di sé questa eredità.

È questa l’Italia che l’Alleanza Italiana Universale desidera mantenere viva, far riconoscere e trasmettere.

La nostra ambizione è riunire gli italiani nel mondo e i loro discendenti intorno a una stessa memoria, a un medesimo orgoglio e a una comune fraternità.

Vogliamo rendere omaggio a coloro che sono partiti, ringraziare i Paesi che li hanno accolti e trasmettere alle generazioni future la consapevolezza delle proprie origini.

Questa ambizione supera le appartenenze regionali, le differenze sociali, le sensibilità politiche e i confini nazionali.

Non siamo soltanto i discendenti di veneti, piemontesi, lombardi, toscani, napoletani, siciliani o calabresi.

Siamo gli eredi di una medesima storia italiana.

I nostri antenati avevano i loro dialetti, le loro usanze e le loro identità regionali. Ma, al di là di queste differenze, hanno portato nel mondo una cultura che oggi ci unisce.

L’Alleanza Italiana Universale desidera fare di questa fraternità un autentico legame tra le generazioni e tra i popoli.

La nostra unità non deve cancellare le nostre differenze, ma trasformarle in una ricchezza comune.

Il Cammino della memoria dell’emigrazione italiana: rendere visibile una storia rimasta troppo a lungo silenziosa

Per tradurre questa convinzione in azioni concrete, l’Alleanza Italiana Universale ha dato vita al Cammino della memoria dell’emigrazione italiana.

Questo progetto nasce da un’idea semplice: ritrovare i luoghi attraversati dai nostri antenati, le stazioni nelle quali arrivarono, i porti dai quali partirono e le città nelle quali iniziarono una nuova esistenza.

Questi luoghi sono stati i testimoni silenziosi di milioni di destini.

Il 15 novembre 2025, alla Gare de Lyon di Parigi, abbiamo inaugurato una prima targa commemorativa per rendere omaggio alle donne e agli uomini che avevano lasciato l’Italia e trovato in Francia una nuova terra in cui costruire il proprio futuro.

Il 10 ottobre 2026, alla stazione di Metz, in Lorena, una nuova tappa di questo Cammino della memoria ha ricordato quanto la storia dell’emigrazione italiana sia intimamente legata a quella delle regioni francesi che hanno accolto le nostre famiglie.

Queste targhe non sono soltanto oggetti della memoria.

Sono testimonianze di riconoscenza verso i nostri antenati, ma anche verso i popoli che aprirono loro le proprie porte.

Dicono ai discendenti: le vostre famiglie hanno lasciato qui una traccia. La loro storia merita di non essere dimenticata.

Desideriamo proseguire questo cammino in altre regioni della Francia e successivamente oltre i suoi confini, nei diversi Paesi in cui vivono gli italiani nel mondo.

Coltiviamo inoltre l’ambizione che un giorno, a Roma, un monumento possa rendere omaggio all’intera grande storia dell’emigrazione italiana.

Perché questa memoria appartiene pienamente anche alla storia dell’Italia.

È tempo che il nostro Paese d’origine renda un omaggio all’altezza di ciò che i suoi figli, partiti per ogni parte del mondo, hanno realizzato.

Trasmettere: la nostra responsabilità verso le generazioni future

I nostri genitori e i nostri nonni hanno vissuto l’emigrazione. Noi, loro discendenti, abbiamo il dovere di trasformarla in una memoria viva.

Perché un popolo che dimentica da dove viene finisce per non sapere più chi è.

Questa trasmissione comincia nelle nostre famiglie.

Comincia quando un nonno racconta il proprio arrivo in una stazione sconosciuta, quando una nonna ricorda il paese della sua infanzia, quando un genitore ritrova una vecchia lettera scritta in italiano o quando un bambino scopre per la prima volta la regione da cui proviene la sua famiglia.

Prosegue attraverso la conoscenza della storia d’Italia, delle sue pagine gloriose come di quelle dolorose.

I nostri discendenti devono poter comprendere le ragioni che spinsero i loro antenati a partire: la povertà, le crisi economiche, le guerre, gli sconvolgimenti politici, ma anche la speranza, l’ambizione e il desiderio di libertà.

Devono conoscere l’Italia in cui nacquero le loro famiglie: quella dell’unificazione nazionale, delle grandi ondate migratorie, dei conflitti del Novecento e, successivamente, della ricostruzione e della democrazia.

Non possiamo chiedere alle giovani generazioni di amare una storia che nessuno ha raccontato loro.

Per questo la nostra Alleanza vuole contribuire anche a far conoscere la storia italiana a tutti coloro che, con il trascorrere del tempo e delle generazioni, si sono allontanati dal proprio Paese d’origine.

Non si tratta di vivere nella nostalgia del passato, ma di offrire alle giovani generazioni gli strumenti per comprendere meglio il proprio presente e costruire il proprio futuro.

La memoria acquista un autentico valore soltanto quando diventa trasmissione.

Un appello a tutti gli italiani nel mondo

Desidero rivolgere oggi un appello a tutti coloro che si riconoscono in questa storia.

A coloro che portano un cognome italiano, a quanti hanno conservato la lingua dei propri genitori, ma anche a chi non la parla più.

A coloro che conoscono ancora il paese dei propri antenati e a quanti sognano di ritrovarlo.

A coloro che possiedono la cittadinanza italiana e a quanti hanno un’altra cittadinanza, ma conservano un legame affettivo con l’Italia.

A coloro che vivono in Europa, nelle Americhe, in Africa, in Asia o in Oceania.

Le nostre storie familiari sono diverse, ma si ricongiungono nella straordinaria avventura umana rappresentata dall’emigrazione italiana.

Oggi abbiamo la possibilità di trasformare questi milioni di memorie individuali in una grande coscienza collettiva.

È questo il senso del nostro impegno.

Vogliamo unire senza dividere, trasmettere senza imporre, onorare senza escludere e fare delle nostre origini italiane un legame di fraternità tra i popoli.

Allora, ovunque viviamo, qualunque sia la nostra cittadinanza e qualunque sia la lingua che parliamo oggi, affermiamo con orgoglio:

🇮🇹 SIAMO I FIGLI DELL’EMIGRAZIONE ITALIANA!

🇮🇹 SIAMO ORGOGLIOSI DELLE NOSTRE RADICI!

🌍 SIAMO GLI ITALIANI NEL MONDO!

I nostri antenati hanno lasciato l’Italia, ma l’Italia non li ha mai abbandonati. E attraverso di noi continua a vivere.

Vorrei aggiungere, per concludere, una convinzione che mi sta particolarmente a cuore.

I nostri antenati attraversarono spesso le frontiere per necessità. Noi oggi possiamo attraversarle in nome della fraternità.

Essi vissero talvolta la separazione come una lacerazione. Noi abbiamo la possibilità di trasformare la loro storia in un magnifico legame tra le nazioni.

Partirono soli, o quasi. I loro discendenti sono oggi milioni.

Spetta ora a noi riconoscerci, ritrovarci e far vivere insieme questa grande famiglia italiana dispersa nel mondo.

Perché l’emigrazione ha disperso gli italiani in tutti i continenti, ma oggi la memoria può riunirli.

E se i nostri antenati hanno scritto la storia della loro partenza, spetta a noi scrivere quella del nostro ricongiungimento.

Giorgio Orazio Spido
Presidente dell’Alleanza Italiana Universale
🇮🇹 🇫🇷 🌍

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WE ARE ITALIANS AROUND THE WORLD!

Our roots are Italian, our history is universal, and our identity is a heritage that no one can take away from us.

Some stories belong to a family, others to a people, and some ultimately belong to all humanity. The story of Italian emigration is one of them.

For more than a century and a half, millions of Italian women and men have left their homeland. They carried with them their hopes, their traditions, sometimes their suffering, but above all an extraordinary determination to offer their children a better life than the one they had known.

Between 1861 and the 1960s, nearly 26 million Italians emigrated. This remarkable figure alone tells the story of one of the greatest human adventures in our national history.

Behind those millions of departures were just as many individual destinies, separated families, dreams waiting to be fulfilled and sacrifices often endured in silence.

Today, their descendants live on all five continents. They are French, Argentine, Brazilian, American, Australian, Swiss, Belgian, Canadian and citizens of many other nations.

They embraced the cultures of the countries that welcomed them. They learned their languages, adopted their customs and shared their joys and hardships. They contributed to their development and, very often, to their greatness.

Yet one essential question remains: what is left of Italy when several generations separate us from the land of our ancestors?

I am deeply convinced that far more than a memory remains.

A shared memory endures, along with a sensibility, a way of being and that invisible bond which sometimes unites women and men who have never met, but who recognise a common origin in their family histories.

It is to them—to all Italians around the world and all their descendants—that I wish to speak today.

We are the children of the same history

We are the children, grandchildren and great-grandchildren of those millions of Italian women and men who one day left their homeland to build a better life elsewhere.

They came from every region of Italy, from North and South alike, from the mountains of Piedmont to the lands of Sicily, from the villages of Veneto to the countryside of Calabria.

They left their homes, their families and their friends, sometimes without knowing whether they would ever see their native villages again.

They left with a suitcase. But inside that suitcase, they carried all of Italy.

A language, traditions, a culture, songs, recipes, memories, values and that extraordinary ability to work, build, love and begin again.

They crossed the Alps, the oceans and entire continents.

They built roads, houses and cities. They worked in mines, factories, fields, shops and workshops.

They contributed to the prosperity and history of the countries that welcomed them.

In France, Argentina, Brazil, the United States, Canada, Switzerland, Belgium, Australia and throughout the world, their descendants became workers, craftspeople, doctors, teachers, researchers, artists, entrepreneurs and sometimes even leaders of their countries.

We must also remember that this history was not always a happy one.

Our ancestors sometimes experienced poverty, loneliness, misunderstanding, rejection and prejudice. Some had to stop speaking their language in order to integrate more fully. Others saw their names altered, their identities gradually erased and their origins consigned to silence.

Yet they continued to work, raise families, bring up their children and believe in the future.

Their success cannot be measured only by the fortunes they built or the social positions they attained. It can also be measured by the dignity of their lives and by what they passed on to the generations that followed.

We are, in a sense, the continuation of their hopes.

An Italy that lives on in our families

Deep within their family history, a part of Italy always remains.

A faded photograph, a family name, an accent, a song, a grandmother’s recipe or the memory of a village whose name is still spoken with emotion.

Some still speak Italian. Others know only a few words of their ancestors’ language.

Some hold Italian citizenship. Others have become French, Argentine, American, Brazilian or Australian.

But being an Italian in the world cannot be reduced to holding a passport.

It also means belonging to a history, a memory and a culture passed down from one generation to the next.

Sometimes that memory fades as the generations pass. Grandparents die, family homes are sold, photographs remain hidden in drawers and the stories we thought we knew slowly disappear.

One day, a grandchild asks where their grandfather came from. Someone remembers the name of a region, perhaps even a village. But no one knows exactly why he left, how he travelled or what he felt when he arrived in an unfamiliar country.

It is precisely this fragile memory that we must preserve.

Behind every Italian family name carried throughout the world today, there may be an extraordinary story that deserves to be told.

And every story rediscovered is a small part of Italy coming back to life.

Two homelands, one loyalty

We can deeply love the country in which we were born, respect its institutions, share its values and be grateful for what it offered our families, while still taking pride in our Italian origins.

We do not have to choose between two homelands. We can love both.

One gave us our roots; the other allowed us to spread our branches.

This dual sense of belonging is precisely what enriches us.

This conviction is fundamental to the Universal Italian Alliance.

Our purpose is not to retreat into our origins. On the contrary, it is to open ourselves to others in a spirit of gratitude and fraternity.

We owe a great deal to the countries that welcomed our families. They enabled them to work, settle, become citizens and take part in a new collective history.

France, in particular, has welcomed millions of Italians and descendants of Italians over the generations. Many of us owe a large part of what we have become to France.

There is no contradiction between this profound gratitude and our attachment to Italy.

Loving the country of one’s ancestors does not mean loving the country in which one lives any less. It simply means having two reasons to be grateful for life.

An Italy without borders

Italy does not end at its geographical borders.

There is an Italy that lives beyond Italy itself.

An Italy present on every continent, in millions of families, in memories and in hearts.

An Italy that does not divide North from South, but brings together every generation and everyone who carries this heritage within them.

This is the Italy that the Universal Italian Alliance seeks to keep alive, gain recognition for and pass on.

Our ambition is to bring together Italians around the world and their descendants through a shared memory, a common pride and a spirit of fraternity.

We want to pay tribute to those who left, thank the countries that welcomed them and pass on to future generations an awareness of their origins.

This ambition transcends regional affiliations, social differences, political views and national borders.

We are not merely the descendants of Venetians, Piedmontese, Lombards, Tuscans, Neapolitans, Sicilians or Calabrians.

We are the heirs to the same Italian history.

Our ancestors had their own dialects, customs and regional identities. Yet beyond those differences, they carried throughout the world a culture that brings us together today.

The Universal Italian Alliance seeks to make this fraternity a genuine bond between generations and between peoples.

Our unity must not erase our differences. It must turn them into a shared source of richness.

The Italian Emigration Memorial Trail: making visible a history that remained silent for too long

To turn this conviction into action, the Universal Italian Alliance launched the Italian Emigration Memorial Trail.

The project grew out of a simple idea: to rediscover the places through which our ancestors passed, the railway stations where they arrived, the ports from which they departed and the cities in which they began new lives.

These places were the silent witnesses to millions of destinies.

On 15 November 2025, at the Gare de Lyon in Paris, we unveiled the first commemorative plaque in tribute to the women and men who had left Italy and found in France a new land in which to build their future.

On 10 October 2026, at Metz railway station in Lorraine, a new stage of this Memorial Trail served as a reminder of how closely the history of Italian emigration is intertwined with that of the French regions that welcomed our families.

These plaques are more than memorial objects.

They bear witness to our gratitude towards our ancestors, but also towards the peoples who opened their doors to them.

They tell their descendants: your families left their mark here. Their history deserves to be remembered.

We hope to continue this journey in other regions of France and then beyond its borders, in the many countries where Italians around the world now live.

We also hold the ambition that one day, in Rome, a monument will pay tribute to the whole of this great history of Italian emigration.

This memory is also an integral part of Italy’s own history.

It is time for our country of origin to pay tribute, in a manner worthy of their achievements, to those of its children who left for destinations throughout the world.

Passing it on: our responsibility towards future generations

Our parents and grandparents experienced emigration. We, their descendants, have a duty to keep its memory alive.

A people that forgets where it comes from eventually loses sight of who it is.

This transmission begins within our families.

It begins when a grandfather recounts his arrival at an unfamiliar railway station, when a grandmother recalls the village of her childhood, when a parent rediscovers an old letter written in Italian or when a child learns for the first time about the region from which their family came.

It continues through knowledge of Italian history, both its glorious chapters and its painful ones.

Our descendants must be able to understand the reasons that drove their ancestors to leave: poverty, economic crises, wars and political upheavals, but also hope, ambition and the desire for freedom.

They must learn about the Italy into which their families were born: the Italy of national unification, the great waves of emigration, the conflicts of the twentieth century, followed by reconstruction and democracy.

We cannot ask younger generations to love a history that no one has ever told them.

This is why our Alliance also seeks to make Italian history known to all those who, over time and through the passing of generations, have grown distant from their country of origin.

This is not about living in nostalgia for the past. It is about giving younger generations the means to understand their present more fully and build their future.

Memory has true value only when it is passed on.

An appeal to all Italians around the world

Today, I wish to appeal to everyone who recognises themselves in this history.

To those who bear an Italian name, to those who have preserved the language of their parents, but also to those who no longer speak it.

To those who still know the village of their ancestors and to those who dream of rediscovering it.

To those who hold Italian citizenship and to those who are citizens of another country but retain an emotional bond with Italy.

To those who live in Europe, the Americas, Africa, Asia or Oceania.

Our family histories are different, but they come together in the extraordinary human adventure of Italian emigration.

Today, we have the opportunity to transform these millions of individual memories into a great collective awareness.

That is the very meaning of our commitment.

We want to unite without dividing, pass on our heritage without imposing it, honour without excluding and make our Italian origins a bond of fraternity between peoples.

Wherever we live, whatever our citizenship and whatever language we speak today, let us therefore proclaim with pride:

🇮🇹 WE ARE THE CHILDREN OF ITALIAN EMIGRATION!

🇮🇹 WE ARE PROUD OF OUR ROOTS!

🌍 WE ARE ITALIANS AROUND THE WORLD!

Our ancestors left Italy, but Italy never left them. Through us, it continues to live.

To conclude, I would like to add a conviction that is especially close to my heart.

Our ancestors often crossed borders out of necessity. Today, we can cross them in a spirit of fraternity.

They sometimes experienced separation as a deep wound. We have the opportunity to transform their history into a magnificent bond between nations.

They left alone, or almost alone. Today, their descendants number in the millions.

It is now our responsibility to recognise one another, come together again and keep this great Italian family scattered across the world alive.

Emigration dispersed Italians across every continent, but today memory can bring them together again.

And if our ancestors wrote the story of their departure, it is now up to us to write the story of our reunion.

Giorgio Orazio Spido
President of the Universal Italian Alliance

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