
L’année 2025 s’achève.
Elle ne disparaît pas dans le calendrier : elle ouvre un passage.
Un passage vers 2026, année charnière, année miroir, année de mémoire.
Pour l’Alliance Italienne Universelle, ce seuil est plus qu’un symbole : il est historique.
Pour moi, son Président, 2026 renvoie à 1926, il y a cent ans. Une vie humaine. Une génération entière.
Mon père aurait eu cent ans cette année. À travers lui, c’est toute une mémoire italienne, européenne et universelle qui remonte à la surface.
Chaque descendant de l’émigration italienne de cette époque porte en lui la mémoire de ses aïeux : noms, gestes, saveurs… et surtout ces expériences de vie façonnées par l’histoire — la petite Histoire que nos parents ont vécue, souvent ignorée, mais jamais effacée.
En 1917, la Révolution russe transforme le monde. Pour la première fois, le communisme devient un pouvoir d’État.
La Première Guerre mondiale s’achève en 1918, et la peur domine : la peur que la révolution se propage vers l’Ouest.
L’Europe tremble : grèves, soulèvements, conseils ouvriers.
L’Allemagne vacille, la Hongrie connaît la révolution, l’Italie est secouée par des tensions sociales majeures.
La paix qui s’annonce n’est pas une paix apaisée, mais une paix défensive.
Les traités de paix — Versailles, Saint-Germain, Trianon — ne punissent pas seulement les vaincus.
Ils visent aussi à créer des zones tampons et à bloquer l’expansion du communisme.
La Pologne, la Tchécoslovaquie, la Roumanie et le royaume des Serbes, Croates et Slovènes sont ainsi renforcés ou créés pour faire barrage.
L’Italie, malgré sa victoire, sort frustrée et meurtrie. La « victoire mutilée » laisse une blessure morale profonde. Parmi les territoires promis mais perdus, Fiume (aujourd’hui Rijeka) occupe une place symbolique.
Ville italophone de l’Adriatique, Fiume avait historiquement été sous l’influence de la République de Venise, qui y avait laissé une empreinte culturelle, commerciale et architecturale durable. Avec la disparition de Venise en 1797 et les bouleversements successifs du XIXᵉ siècle, ces régions passèrent sous diverses dominations, mais la population italophone y resta majoritaire et attachée à ses racines.
À la fin de la Première Guerre mondiale, les grandes puissances redessinent les cartes pour créer des zones tampons et consolider la jeune Yougoslavie. Fiume, pourtant perçue par les Italiens comme « naturellement italienne », leur est retirée. La spoliation est ressentie comme un traumatisme, car ces terres appartenaient de longue date à la sphère italienne et représentaient un lien avec l’histoire maritime et commerciale de Venise.
C’est dans ce contexte que Gabriele D’Annunzio, poète et patriote flamboyant, marche sur Fiume en 1919 avec ses « arditi ». Son action, connue sous le nom de « prise de Fiume », ne modifie pas les décisions diplomatiques, mais elle devient un symbole puissant de la volonté italienne de défendre ce qui est perçu comme un héritage historique spolié. Elle marque durablement les mémoires et alimente le sentiment d’une Italie incomprise sur la scène internationale.
La grande Histoire est complexe. Nos parents ont vécu la petite Histoire : les sacrifices, les peurs, les choix contraints. Ces expériences vivent en nous, dans chaque descendant de l’émigration italienne.
En octobre 1922, après la Marche sur Rome, Benito Mussolini accède au pouvoir.
Il devient le bras armé de forces déterminées à contenir la montée du communisme en Italie.
Le fascisme ne naît pas seul : il s’inscrit dans un contexte international où des acteurs puissants soutiennent des gouvernements capables de neutraliser les mouvements révolutionnaires.
En 1926, le régime devient pleinement totalitaire : libertés abolies, opposition réduite au silence, presse contrôlée. L’État absorbe la société.
En entrant en 2026, cent ans après 1926, une question demeure : quelles peurs gouvernent aujourd’hui nos décisions ?
Hier, c’était la peur du chaos, de la misère, de l’instabilité politique, de la révolution.
Aujourd’hui, d’autres peurs s’expriment : peur du déclassement, de la perte d’identité, de l’avenir incertain.
Les formes changent, les mécanismes demeurent.
L’Histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle met à l’épreuve notre capacité à comprendre avant d’agir, à penser avant de céder à l’émotion.
C’est là que la mémoire devient un acte politique, au sens noble du terme.
L’Alliance Italienne Universelle affirme que l’italianité ne se réduit ni à une frontière ni à un passeport. Elle est une culture, une histoire, une responsabilité partagée.
Permettre aux Italiens du monde de se réapproprier l’histoire réelle du pays de leurs ancêtres, c’est :
Car on ne choisit pas ses origines, mais on peut choisir ce que l’on en fait.
Dans cent ans, d’autres femmes et hommes regarderont notre époque.
Ils jugeront moins nos technologies que notre lucidité. Moins nos discours que notre capacité à préserver l’humain au cœur du progrès.
Le véritable héritage que nous laissons n’est ni matériel ni idéologique. Il est éthique.
Franchir le seuil de 2026, ce n’est pas se retourner avec nostalgie.
C’est avancer avec conscience.
C’est refuser que le mythe remplace la pensée.
C’est accepter que la mémoire soit une boussole, non une chaîne.
Le temps n’est pas une ligne droite. Il est un dialogue vivant entre ceux qui furent, ceux qui sont et ceux qui viendront.
Et ce dialogue, désormais, nous appartient.
Au nom de tous les membres de l’Alliance Italienne Universelle, je vous souhaite une Bonne Année 2026.
Giorgio Orazio Spido
Président de l’Alliance Italienne Universelle
🇮🇹 L’identité italienne vit aussi grâce à toi.
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L’anno 2025 si conclude.
Non scompare nel calendario: apre un passaggio.
Un passaggio verso il 2026, anno di svolta, anno specchio, anno della memoria.
Per l’Alleanza Italiana Universale, questa soglia è più di un simbolo: è storica.
Per me, suo Presidente, il 2026 rimanda al 1926, cento anni fa. Una vita umana. Un’intera generazione.
Mio padre avrebbe compiuto cento anni quest’anno. Attraverso di lui, riaffiora un’intera memoria italiana, europea e universale.
Ogni discendente dell’emigrazione italiana di quell’epoca porta in sé la memoria dei propri avi: nomi, gesti, sapori… e soprattutto quelle esperienze di vita plasmate dalla storia — la piccola Storia vissuta dai nostri genitori, spesso ignorata, ma mai cancellata.
Nel 1917, la Rivoluzione russa trasforma il mondo. Per la prima volta, il comunismo diventa potere di Stato.
La Prima guerra mondiale si conclude nel 1918, e la paura domina: la paura che la rivoluzione si propaghi verso Occidente.
L’Europa trema: scioperi, sollevazioni, consigli operai.
La Germania vacilla, l’Ungheria conosce la rivoluzione, l’Italia è scossa da profonde tensioni sociali.
La pace che si profila non è una pace pacificata, ma una pace difensiva.
I trattati di pace — Versailles, Saint-Germain, Trianon — non puniscono soltanto i vinti.
Mirano anche a creare zone cuscinetto e a bloccare l’espansione del comunismo.
La Polonia, la Cecoslovacchia, la Romania e il Regno dei Serbi, Croati e Sloveni vengono così rafforzati o creati per fare da argine.
L’Italia, nonostante la vittoria, esce frustrata e ferita. La “vittoria mutilata” lascia una profonda ferita morale. Tra i territori promessi ma perduti, Fiume (oggi Rijeka) occupa un posto simbolico.
Città adriatica a maggioranza italofona, Fiume era stata storicamente sotto l’influenza della Repubblica di Venezia, che vi aveva lasciato un’impronta culturale, commerciale e architettonica duratura. Con la scomparsa di Venezia nel 1797 e i successivi sconvolgimenti del XIX secolo, queste regioni passarono sotto diverse dominazioni, ma la popolazione italofona rimase maggioritaria e legata alle proprie radici.
Alla fine della Prima guerra mondiale, le grandi potenze ridisegnano le mappe per creare zone cuscinetto e consolidare la giovane Jugoslavia. Fiume, percepita dagli Italiani come “naturalmente italiana”, viene loro sottratta. La spoliazione è vissuta come un trauma, poiché queste terre appartenevano da lungo tempo alla sfera italiana e rappresentavano un legame con la storia marittima e commerciale di Venezia.
È in questo contesto che Gabriele D’Annunzio, poeta e patriota fiammeggiante, marcia su Fiume nel 1919 con i suoi “arditi”. La sua azione, nota come “impresa di Fiume”, non modifica le decisioni diplomatiche, ma diventa un potente simbolo della volontà italiana di difendere ciò che è percepito come un’eredità storica spoliata. Segna duraturamente le memorie e alimenta il sentimento di un’Italia incompresa sulla scena internazionale.
La grande Storia è complessa. I nostri genitori hanno vissuto la piccola Storia: i sacrifici, le paure, le scelte obbligate. Queste esperienze vivono in noi, in ogni discendente dell’emigrazione italiana.
Nell’ottobre 1922, dopo la Marcia su Roma, Benito Mussolini accede al potere.
Diventa il braccio armato di forze determinate a contenere l’ascesa del comunismo in Italia.
Il fascismo non nasce da solo: si inserisce in un contesto internazionale in cui attori potenti sostengono governi capaci di neutralizzare i movimenti rivoluzionari.
Nel 1926, il regime diventa pienamente totalitario: libertà abolite, opposizione ridotta al silenzio, stampa controllata.
Lo Stato assorbe la società.
Entrando nel 2026, a cento anni dal 1926, una domanda rimane: quali paure governano oggi le nostre decisioni?
Ieri erano la paura del caos, della miseria, dell’instabilità politica, della rivoluzione.
Oggi emergono altre paure: la paura del declassamento, della perdita d’identità, di un futuro incerto.
Le forme cambiano, i meccanismi restano.
La Storia non si ripete mai identica, ma mette alla prova la nostra capacità di comprendere prima di agire, di pensare prima di cedere all’emozione.
È qui che la memoria diventa un atto politico, nel senso più nobile del termine.
L’Alleanza Italiana Universale afferma che l’italianità non si riduce né a una frontiera né a un passaporto. È una cultura, una storia, una responsabilità condivisa.
Permettere agli Italiani del mondo di riappropriarsi della storia reale del Paese dei loro antenati significa:
• restituire la complessità dei fatti,
• illuminare le zone d’ombra senza compiacenza,
• trasmettere una memoria che libera invece di imprigionare.
Perché non si scelgono le proprie origini, ma si può scegliere cosa farne.
Tra cento anni, altre donne e altri uomini guarderanno alla nostra epoca.
Giudicheranno meno le nostre tecnologie che la nostra lucidità, meno i nostri discorsi che la nostra capacità di preservare l’umano al cuore del progresso.
La vera eredità che lasciamo non è né materiale né ideologica.
È etica.
Varcare la soglia del 2026 non significa voltarsi indietro con nostalgia.
Significa avanzare con consapevolezza.
Significa rifiutare che il mito sostituisca il pensiero.
Significa accettare che la memoria sia una bussola, non una catena.
Il tempo non è una linea retta.
È un dialogo vivo tra coloro che furono, coloro che sono e coloro che verranno.
E questo dialogo, ormai, ci appartiene.
A nome di tutti i membri dell’Alleanza Italiana Universale, vi auguro un felice Anno Nuovo 2026.
Giorgio Orazio Spido
Presidente dell’Alleanza Italiana Universale
🇮🇹 L’identità italiana vive anche grazie a te.
👉 Aderisci all’Alleanza Italiana Universale

The year 2025 is coming to an end.
It does not disappear into the calendar: it opens a passage.
A passage toward 2026 — a pivotal year, a mirror year, a year of memory.
For the Universal Italian Alliance, this threshold is more than a symbol: it is historical.
For me, its President, 2026 refers back to 1926, one hundred years ago. A human lifetime. An entire generation.
My father would have turned one hundred this year. Through him, an entire Italian, European, and universal memory rises to the surface.
Every descendant of Italian emigration from that period carries within them the memory of their ancestors: names, gestures, flavors… and above all, those life experiences shaped by history — the small “h” history lived by our parents, often ignored, but never erased.
In 1917, the Russian Revolution transformed the world. For the first time, communism became a state power.
The First World War ended in 1918, and fear prevailed: the fear that revolution would spread westward.
Europe trembled: strikes, uprisings, workers’ councils.
Germany wavered, Hungary experienced revolution, and Italy was shaken by major social tensions.
The peace that emerged was not a pacified peace, but a defensive one.
The peace treaties — Versailles, Saint-Germain, Trianon — did not merely punish the defeated.
They also aimed to create buffer zones and to block the expansion of communism.
Poland, Czechoslovakia, Romania, and the Kingdom of Serbs, Croats, and Slovenes were thus strengthened or created to serve as barriers.
Italy, despite its victory, emerged frustrated and wounded. The “mutilated victory” left a deep moral scar.
Among the territories promised but lost, Fiume (today Rijeka) occupies a symbolic place.
An Italian-speaking city on the Adriatic, Fiume had historically been under the influence of the Republic of Venice, which left a lasting cultural, commercial, and architectural imprint. With the fall of Venice in 1797 and the successive upheavals of the nineteenth century, these regions passed under various forms of rule, but the Italian-speaking population remained predominant and attached to its roots.
At the end of the First World War, the great powers redrew the maps to create buffer zones and consolidate the young Yugoslavia.
Fiume, nevertheless perceived by Italians as “naturally Italian,” was taken from them.
This dispossession was experienced as a trauma, since these lands had long belonged to the Italian sphere and represented a link to Venice’s maritime and commercial history.
It was in this context that Gabriele D’Annunzio, poet and flamboyant patriot, marched on Fiume in 1919 with his arditi.
His action, known as the “occupation of Fiume,” did not alter diplomatic decisions, but it became a powerful symbol of Italy’s determination to defend what was perceived as a dispossessed historical legacy.
It left a lasting mark on collective memory and fueled the sense of an Italy misunderstood on the international stage.
Great History is complex.
Our parents lived small history: sacrifices, fears, constrained choices.
These experiences live on within us, in every descendant of Italian emigration.
In October 1922, after the March on Rome, Benito Mussolini came to power.
He became the armed instrument of forces determined to contain the rise of communism in Italy.
Fascism did not emerge in isolation: it took shape within an international context in which powerful actors supported governments capable of neutralizing revolutionary movements.
In 1926, the regime became fully totalitarian: freedoms abolished, opposition silenced, the press controlled.
The State absorbed society.
As we enter 2026, one hundred years after 1926, one question remains: what fears govern our decisions today?
Yesterday, it was the fear of chaos, poverty, political instability, revolution.
Today, other fears emerge: fear of decline, of loss of identity, of an uncertain future.
Forms change; mechanisms remain.
History never repeats itself identically, but it tests our capacity to understand before acting, to think before yielding to emotion.
This is where memory becomes a political act, in the noblest sense of the term.
The Universal Italian Alliance affirms that Italian identity is neither limited to a border nor to a passport.
It is a culture, a history, a shared responsibility.
Allowing Italians of the world to reclaim the true history of their ancestors’ country means:
For while we do not choose our origins, we can choose what we make of them.
In one hundred years, other women and men will look back at our time.
They will judge our lucidity more than our technologies, our ability to preserve the human at the heart of progress more than our speeches.
The true legacy we leave is neither material nor ideological.
It is ethical.
Crossing the threshold of 2026 does not mean turning back in nostalgia.
It means moving forward with awareness.
It means refusing to let myth replace thought.
It means accepting that memory be a compass, not a chain.
Time is not a straight line.
It is a living dialogue between those who were, those who are, and those who will come.
And that dialogue now belongs to us.
On behalf of all the members of the Universal Italian Alliance, I wish you a Happy New Year 2026.
Georges Orazio Spido,
President of the Universal Italian Alliance
🇮🇹 Italian identity lives on thanks to you.
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