
J’ai écrit à Sergio Mattarella.
J’ai écrit à Giorgia Meloni.
Et plus j’écrivais, plus une évidence s’imposait : ces lettres ne s’adressaient pas seulement à deux figures de l’État italien. Elles s’adressaient à une mémoire plus vaste qu’eux, plus ancienne que les institutions, plus profonde que les alternances politiques.
Elles s’adressaient à une histoire qui commence ailleurs.
Elle commence sur des quais de gare et des quais de port. Des quais de départ où l’on ne célèbre rien, où l’on ne triomphe pas, où l’on ne revient pas toujours.
Et parfois, elle commence plus haut encore, dans les montagnes.
Dans les Alpes.
Sur des chemins glacés, traversés à pied, dans le froid, dans la faim, dans le silence.
Des hommes, des femmes, des enfants ont franchi ces cols enneigés avec des valises de bois, de carton, attachées avec des ficelles, contenant l’essentiel d’une vie réduite à presque rien. Parfois même sans valise, seulement avec un paquet de vêtements noué dans un tissu, et une promesse muette : survivre.
D’autres partaient des gares, serrant contre eux ces mêmes valises fragiles, montés dans des trains sans retour.
D’autres encore embarquaient dans les ports de Gênes, de Naples, de Palerme, entassés dans des navires où l’exil commençait avant même d’avoir quitté la côte.
Ils ne partaient pas vers un rêve.
Ils partaient pour survivre.
Ils quittaient leurs villages accrochés aux montagnes, leurs campagnes brûlées par le soleil, leurs ports ouverts sur l’horizon. Ils quittaient leurs mères, leurs épouses, leurs enfants, parfois sans savoir s’ils les reverraient un jour.
Et derrière eux, une Italie qui regardait partir ses enfants sans encore mesurer qu’ils allaient devenir l’une des plus vastes diasporas de l’histoire humaine.
Ils ont traversé les Alpes à pied.
Ils ont traversé les mers dans les cales des bateaux.
Ils ont traversé les frontières avec la seule force de leur volonté.
Et partout où ils sont arrivés, ils ont travaillé.
Dans les mines de Belgique.
Sur les chantiers de France.
Dans les usines d’Allemagne.
Dans les rues de New York.
Dans les plaines d’Argentine.
Dans les villes du Brésil, du Canada, de l’Australie.
Ils ont bâti des routes, des ponts, des quartiers, des villes, des entreprises. Ils ont participé à la construction matérielle du monde moderne, souvent dans l’ombre, parfois dans la méfiance, toujours dans l’effort.
Et pourtant, ils ont tenu.
Ils ont tenu parce qu’ils portaient en eux quelque chose d’indestructible.
L’Italie.
Non pas l’Italie des frontières.
Mais l’Italie intérieure.
L’Italie des mères restées au village.
L’Italie des noms transmis de génération en génération.
L’Italie des chansons apprises dans les cuisines d’exil.
L’Italie des souvenirs qui survivent à la pauvreté, à la distance, au temps.
Une Italie qui ne disparaît jamais parce qu’elle ne dépend ni d’un territoire ni d’une administration, mais d’une mémoire vivante.
Aujourd’hui, leurs descendants sont des millions, des dizaines de millions, peut-être plus de deux cents millions à travers le monde.
Et pourtant, lorsqu’ils reviennent vers la terre de leurs ancêtres, une étrange fracture apparaît.
Ils ne sont ni totalement étrangers, ni pleinement reconnus.
Comme si l’histoire qu’ils portent en eux devait encore être prouvée.
Comme si l’amour qu’ils portent à l’Italie devait encore être justifié.
Et c’est là que surgit une question que plus personne ne peut éviter :
à qui faut-il écrire pour que l’Italie reconnaisse enfin ses enfants du monde ?
Faut-il écrire au Président de la République, gardien de l’unité nationale et de la mémoire institutionnelle ?
Faut-il écrire à la Présidente du Conseil, responsable de l’action gouvernementale et des choix politiques du pays ?
Faut-il écrire au Parlement italien, Sénat et Chambre des députés, là où se vote la loi et où peut naître une reconnaissance officielle ?
Faut-il écrire aux ministres, en particulier au ministère des Affaires étrangères, qui dialogue avec les communautés italiennes à l’étranger, et au ministère de la Culture, dépositaire de la mémoire nationale ?
Faut-il écrire aux députés et sénateurs élus par les Italiens de l’étranger, dont le mandat est précisément de porter cette voix dispersée à travers le monde ?
Faut-il écrire aux régions d’origine, aux maires des villages quittés, aux provinces où l’émigration a vidé des générations entières ?
Faut-il écrire aux universités, aux historiens, aux instituts de mémoire, à ceux qui construisent le récit officiel de la nation ?
Faut-il écrire aux journaux, aux médias, à l’opinion publique italienne pour que cette histoire cesse d’être périphérique et redevienne centrale ?
Peut-être faut-il écrire à tous.
Mais surtout, il faut écrire ensemble.
Car isolée, une voix se perd.
Mais une mémoire collective devient une force historique.
Et c’est précisément cela qui est en jeu.
L’émigration italienne n’est pas un chapitre secondaire de l’histoire nationale.
Elle est l’une de ses dimensions fondamentales.
Une nation qui a vu partir ses enfants avec des valises de bois, de carton, attachées avec des ficelles, traverser les Alpes à pied et les océans dans la faim et le froid, ne peut pas ensuite les considérer comme extérieurs à son récit.
Ils ne sont pas une marge.
Ils sont une continuité.
Ils sont une extension vivante de l’Italie à travers le monde.
C’est pourquoi il ne s’agit plus d’une simple demande, mais d’une exigence historique simple et irréfutable :
la République italienne doit reconnaître officiellement les descendants de son émigration comme partie intégrante de sa mémoire nationale.
Cette reconnaissance doit prendre trois formes concrètes et indissociables :
la création à Rome d’un Monument National de l’Émigration Italienne ;
l’instauration d’une Journée Nationale de la Mémoire de l’Émigration Italienne ;
et la reconnaissance symbolique des « Italiens du Monde », non pas comme statut administratif, mais comme réalité culturelle, historique et identitaire.
Il ne s’agit pas d’ajouter une catégorie.
Il s’agit de reconnaître une réalité déjà existante.
Il ne s’agit pas de créer une séparation.
Il s’agit de réparer une distance.
Il ne s’agit pas de modifier l’Italie.
Il s’agit de compléter son récit.
Et désormais, il n’est plus possible de dire : nous ne savions pas.
Il n’est plus possible de dire : ce n’est pas le moment.
Il n’est plus possible de dire : ce n’est pas prioritaire.
Parce qu’une mémoire qui a traversé les montagnes, les frontières et les océans ne disparaît pas.
Elle insiste.
Elle revient.
Elle parle.
Alors j’ai écrit aux institutions.
Mais aujourd’hui, je m’adresse aussi aux Italiens du monde.
À ceux qui portent un nom italien.
À ceux qui portent un souvenir incomplet.
À ceux qui ont hérité d’une histoire fragmentée mais vivante.
Je leur dis ceci :
Écrivez.
Écrivez à l’Italie.
Écrivez à vos représentants.
Écrivez à vos institutions.
Écrivez aux villages de vos ancêtres.
Écrivez jusqu’à ce que cette mémoire devienne impossible à ignorer.
Car une nation peut retarder une réponse.
Elle peut différer une décision.
Elle peut repousser une reconnaissance.
Mais elle ne peut pas éternellement ignorer ceux qui ont traversé les Alpes à pied, les mers dans des cales de bateaux, et les générations dans le silence, pour qu’elle existe aussi ailleurs dans le monde.
Et l’Italie devra répondre.
Non par politesse.
Mais par vérité.
Non par symbole.
Mais par reconnaissance historique.
Parce qu’à un moment, l’Histoire cesse de demander.
Et elle oblige les nations à se regarder en face.
Et ce moment est venu.
Georges Orazio Spido,
Président de l’Alliance Italienne Universelle
🇮🇹 L’identité italienne vit aussi grâce à toi.
👉 Adhère à l’Alliance italienne universelle

Ho scritto a Sergio Mattarella.
Ho scritto a Giorgia Meloni.
E più scrivevo, più un’evidenza si imponeva: quelle lettere non erano rivolte soltanto a due figure dello Stato italiano. Erano rivolte a una memoria più vasta di loro, più antica delle istituzioni, più profonda delle alternanze politiche.
Erano rivolte a una storia che comincia altrove.
Comincia sui binari delle stazioni e sui moli dei porti. Luoghi di partenza dove non si celebra nulla, dove non si trionfa, dove non sempre si torna.
E talvolta comincia ancora più in alto, tra le montagne.
Sulle Alpi.
Su sentieri ghiacciati, attraversati a piedi, nel freddo, nella fame, nel silenzio.
Uomini, donne, bambini hanno varcato quei passi innevati con valigie di legno, di cartone, legate con lo spago, contenenti l’essenziale di una vita ridotta quasi a nulla. Talvolta persino senza valigia, soltanto con un fagotto di vestiti annodato in un pezzo di stoffa, e una promessa muta: sopravvivere.
Altri partivano dalle stazioni, stringendo a sé quelle stesse valigie fragili, saliti su treni senza ritorno.
Altri ancora si imbarcavano nei porti di Genova, di Napoli, di Palermo, ammassati su navi dove l’esilio cominciava ancor prima di aver lasciato la costa.
Non partivano verso un sogno.
Partivano per sopravvivere.
Lasciavano i loro paesi aggrappati alle montagne, le loro campagne bruciate dal sole, i loro porti aperti sull’orizzonte. Lasciavano le madri, le spose, i figli, talvolta senza sapere se li avrebbero mai rivisti un giorno.
E dietro di loro, un’Italia che guardava partire i propri figli senza ancora misurare che sarebbero diventati una delle più vaste diaspore della storia umana.
Hanno attraversato le Alpi a piedi.
Hanno attraversato i mari nelle stive delle navi.
Hanno attraversato le frontiere con la sola forza della loro volontà.
E ovunque siano arrivati, hanno lavorato.
Nelle miniere del Belgio.
Nei cantieri di Francia.
Nelle fabbriche della Germania.
Nelle strade di New York.
Nelle pianure dell’Argentina.
Nelle città del Brasile, del Canada, dell’Australia.
Hanno costruito strade, ponti, quartieri, città, imprese. Hanno partecipato alla costruzione materiale del mondo moderno, spesso nell’ombra, talvolta nella diffidenza, sempre nella fatica.
E tuttavia hanno resistito.
Hanno resistito perché portavano dentro di sé qualcosa di indistruttibile.
L’Italia.
Non l’Italia dei confini.
Ma l’Italia interiore.
L’Italia delle madri rimaste al paese.
L’Italia dei nomi trasmessi di generazione in generazione.
L’Italia delle canzoni imparate nelle cucine dell’esilio.
L’Italia dei ricordi che sopravvivono alla povertà, alla distanza, al tempo.
Un’Italia che non scompare mai, perché non dipende né da un territorio né da un’amministrazione, ma da una memoria viva.
Oggi i loro discendenti sono milioni, decine di milioni, forse più di duecento milioni nel mondo.
E tuttavia, quando tornano verso la terra dei loro antenati, appare una strana frattura.
Non sono né del tutto stranieri, né pienamente riconosciuti.
Come se la storia che portano dentro di sé dovesse ancora essere provata.
Come se l’amore che portano all’Italia dovesse ancora essere giustificato.
Ed è qui che sorge una domanda che nessuno può più evitare:
a chi bisogna scrivere perché l’Italia riconosca finalmente i suoi figli nel mondo?
Bisogna scrivere al Presidente della Repubblica, custode dell’unità nazionale e della memoria istituzionale?
Bisogna scrivere alla Presidente del Consiglio, responsabile dell’azione di governo e delle scelte politiche del Paese?
Bisogna scrivere al Parlamento italiano, al Senato e alla Camera dei deputati, là dove si vota la legge e dove può nascere un riconoscimento ufficiale?
Bisogna scrivere ai ministri, in particolare al Ministero degli Affari Esteri, che dialoga con le comunità italiane all’estero, e al Ministero della Cultura, depositario della memoria nazionale?
Bisogna scrivere ai deputati e ai senatori eletti dagli Italiani all’estero, il cui mandato è precisamente quello di portare questa voce dispersa nel mondo?
Bisogna scrivere alle regioni d’origine, ai sindaci dei paesi abbandonati, alle province in cui l’emigrazione ha svuotato intere generazioni?
Bisogna scrivere alle università, agli storici, agli istituti della memoria, a coloro che costruiscono il racconto ufficiale della nazione?
Bisogna scrivere ai giornali, ai media, all’opinione pubblica italiana, perché questa storia smetta di essere periferica e torni a essere centrale?
Forse bisogna scrivere a tutti.
Ma soprattutto, bisogna scrivere insieme.
Perché, isolata, una voce si perde.
Ma una memoria collettiva diventa una forza storica.
Ed è precisamente questo ciò che è in gioco.
L’emigrazione italiana non è un capitolo secondario della storia nazionale.
È una delle sue dimensioni fondamentali.
Una nazione che ha visto partire i propri figli con valigie di legno, di cartone, legate con lo spago, attraversare le Alpi a piedi e gli oceani nella fame e nel freddo, non può poi considerarli estranei al proprio racconto.
Non sono un margine.
Sono una continuità.
Sono un’estensione viva dell’Italia nel mondo.
Per questo non si tratta più di una semplice richiesta, ma di un’esigenza storica semplice e inconfutabile:
la Repubblica italiana deve riconoscere ufficialmente i discendenti della sua emigrazione come parte integrante della sua memoria nazionale.
Questo riconoscimento deve assumere tre forme concrete e inscindibili:
la creazione a Roma di un Monumento Nazionale dell’Emigrazione Italiana;
l’istituzione di una Giornata Nazionale della Memoria dell’Emigrazione Italiana;
e il riconoscimento simbolico degli “Italiani nel Mondo”, non come status amministrativo, ma come realtà culturale, storica e identitaria.
Non si tratta di aggiungere una categoria.
Si tratta di riconoscere una realtà già esistente.
Non si tratta di creare una separazione.
Si tratta di colmare una distanza.
Non si tratta di modificare l’Italia.
Si tratta di completarne il racconto.
E ormai non è più possibile dire: non lo sapevamo.
Non è più possibile dire: non è il momento.
Non è più possibile dire: non è una priorità.
Perché una memoria che ha attraversato le montagne, le frontiere e gli oceani non scompare.
Insiste.
Ritorna.
Parla.
Allora ho scritto alle istituzioni.
Ma oggi mi rivolgo anche agli Italiani nel mondo.
A coloro che portano un nome italiano.
A coloro che portano un ricordo incompleto.
A coloro che hanno ereditato una storia frammentata ma viva.
Dico loro questo:
Scrivete.
Scrivete all’Italia.
Scrivete ai vostri rappresentanti.
Scrivete alle vostre istituzioni.
Scrivete ai paesi dei vostri antenati.
Scrivete finché questa memoria diventi impossibile da ignorare.
Perché una nazione può ritardare una risposta.
Può rinviare una decisione.
Può rimandare un riconoscimento.
Ma non può ignorare per sempre coloro che hanno attraversato le Alpi a piedi, i mari nelle stive delle navi, e le generazioni nel silenzio, affinché essa esistesse anche altrove nel mondo.
E l’Italia dovrà rispondere.
Non per cortesia.
Ma per verità.
Non per simbolo.
Ma per riconoscimento storico.
Perché, a un certo punto, la Storia smette di chiedere.
E obbliga le nazioni a guardarsi in faccia.
E quel momento è arrivato.
Georges Orazio Spido
Presidente dell’Alleanza Italiana Universale
🇮🇹 L’identità italiana vive anche grazie a te.
👉 Aderisci all’Alleanza Italiana Universale

Italy must finally recognize its children around the world
I wrote to Sergio Mattarella.
I wrote to Giorgia Meloni.
And the more I wrote, the more one truth became clear: these letters were not addressed only to two figures of the Italian State. They were addressed to a memory greater than them, older than institutions, deeper than political alternations.
They were addressed to a history that begins elsewhere.
It begins on railway platforms and harbor docks. Places of departure where nothing is celebrated, where there is no triumph, where one does not always return.
And sometimes, it begins even higher, in the mountains.
In the Alps.
On icy paths, crossed on foot, in the cold, in hunger, in silence.
Men, women, and children crossed those snow-covered passes with wooden or cardboard suitcases, tied with string, containing the essentials of a life reduced to almost nothing. Sometimes with no suitcase at all, only a bundle of clothes tied in a piece of cloth, and a silent promise: to survive.
Others left from railway stations, clutching those same fragile suitcases, boarding trains with no return.
Still others embarked from the ports of Genoa, Naples, and Palermo, crowded onto ships where exile began even before the coast had disappeared from view.
They were not leaving for a dream.
They were leaving to survive.
They left their villages clinging to the mountains, their countryside scorched by the sun, their ports open to the horizon. They left their mothers, their wives, their children, sometimes without knowing whether they would ever see them again.
And behind them stood an Italy watching its children depart, without yet realizing that they would become one of the vastest diasporas in human history.
They crossed the Alps on foot.
They crossed the seas in the holds of ships.
They crossed borders with nothing but the strength of their will.
And wherever they arrived, they worked.
In the mines of Belgium.
On the construction sites of France.
In the factories of Germany.
In the streets of New York.
On the plains of Argentina.
In the cities of Brazil, Canada, and Australia.
They built roads, bridges, neighborhoods, cities, and businesses. They took part in the material construction of the modern world, often in the shadows, sometimes amid mistrust, always through effort.
And yet, they endured.
They endured because they carried within themselves something indestructible.
Italy.
Not the Italy of borders.
But the inner Italy.
The Italy of mothers who remained in the village.
The Italy of names passed down from generation to generation.
The Italy of songs learned in the kitchens of exile.
The Italy of memories that survive poverty, distance, and time.
An Italy that never disappears, because it depends neither on a territory nor on an administration, but on a living memory.
Today, their descendants number in the millions, tens of millions, perhaps more than two hundred million throughout the world.
And yet, when they return to the land of their ancestors, a strange fracture appears.
They are neither entirely foreign, nor fully recognized.
As though the history they carry within them still had to be proven.
As though the love they bear for Italy still had to be justified.
And it is here that a question arises which no one can avoid any longer:
to whom must one write so that Italy may finally recognize its children around the world?
Must one write to the President of the Republic, guardian of national unity and institutional memory?
Must one write to the President of the Council of Ministers, responsible for government action and the political choices of the country?
Must one write to the Italian Parliament, to the Senate and the Chamber of Deputies, where laws are passed and where official recognition may be born?
Must one write to the ministers, in particular to the Ministry of Foreign Affairs, which maintains dialogue with Italian communities abroad, and to the Ministry of Culture, custodian of national memory?
Must one write to the deputies and senators elected by Italians abroad, whose mandate is precisely to carry this scattered voice across the world?
Must one write to the regions of origin, to the mayors of the villages that were left behind, to the provinces where emigration emptied entire generations?
Must one write to universities, historians, institutes of memory, to those who shape the official narrative of the nation?
Must one write to newspapers, to the media, to Italian public opinion, so that this history may cease to be peripheral and become central once again?
Perhaps one must write to all of them.
But above all, one must write together.
For an isolated voice is lost.
But a collective memory becomes a historical force.
And that is precisely what is at stake.
Italian emigration is not a secondary chapter of national history.
It is one of its fundamental dimensions.
A nation that saw its children leave with wooden and cardboard suitcases tied with string, crossing the Alps on foot and the oceans in hunger and cold, cannot later consider them external to its own story.
They are not a margin.
They are a continuity.
They are a living extension of Italy throughout the world.
That is why this is no longer a simple request, but a clear and irrefutable historical necessity:
the Italian Republic must officially recognize the descendants of its emigration as an integral part of its national memory.
This recognition must take three concrete and inseparable forms:
the creation in Rome of a National Monument to Italian Emigration;
the establishment of a National Day of Remembrance for Italian Emigration;
and the symbolic recognition of “Italians around the World,” not as an administrative status, but as a cultural, historical, and identity-based reality.
This is not about adding a category.
It is about recognizing a reality that already exists.
This is not about creating a separation.
It is about repairing a distance.
This is not about changing Italy.
It is about completing its story.
And from now on, it is no longer possible to say: we did not know.
It is no longer possible to say: this is not the time.
It is no longer possible to say: this is not a priority.
Because a memory that has crossed mountains, borders, and oceans does not disappear.
It persists.
It returns.
It speaks.
So I wrote to the institutions.
But today, I also address the Italians around the world.
Those who bear an Italian name.
Those who carry an incomplete memory.
Those who have inherited a fragmented yet living history.
I say this to them:
Write.
Write to Italy.
Write to your representatives.
Write to your institutions.
Write to the villages of your ancestors.
Write until this memory becomes impossible to ignore.
For a nation can delay an answer.
It can postpone a decision.
It can defer recognition.
But it cannot forever ignore those who crossed the Alps on foot, the seas in the holds of ships, and generations in silence, so that Italy might also exist elsewhere in the world.
And Italy will have to answer.
Not out of politeness.
But out of truth.
Not as a symbol.
But as historical recognition.
Because at a certain point, History stops asking.
And it compels nations to look themselves in the face.
And that moment has come.
Georges Orazio Spido,
President of the Universal Italian Alliance
🇮🇹 Italian identity lives on thanks to you.
👉 Join the Italian Universal Alliance