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Editorial 53

Saint-Marin : la République qui survécut à l’unification italienne

Au cœur de la péninsule italienne, entièrement entourée par la République italienne, subsiste un État dont l’existence surprend encore bien des voyageurs : la République de Saint-Marin. Avec ses soixante et un kilomètres carrés, elle est l’un des plus petits États du monde, mais aussi la plus ancienne République encore en activité. Depuis plus de dix-sept siècles, elle a traversé les invasions, les guerres, les révolutions et les bouleversements de l’Europe sans jamais perdre sa souveraineté.

Comment expliquer qu’au moment où toute la péninsule italienne s’unifiait au XIXᵉ siècle, Saint-Marin soit demeurée indépendante ?

Pour comprendre cette singularité, il faut d’abord se souvenir qu’avant 1861, l’Italie n’existait pas.

Ce que nous appelons aujourd’hui l’Italie était une péninsule composée d’une multitude d’États indépendants : le royaume de Piémont-Sardaigne, le royaume lombard-vénitien sous domination autrichienne, le grand-duché de Toscane, les duchés de Parme et de Modène, les vastes États pontificaux gouvernés par le pape, sans oublier le puissant royaume des Deux-Siciles qui s’étendait de Naples jusqu’à la Sicile. Tous ces États partageaient une histoire, une culture et des racines communes, mais chacun possédait ses institutions, ses traditions, ses intérêts politiques et parfois même ses propres monnaies.

Au milieu de cette mosaïque politique survivait une exception presque miraculeuse : la République de Saint-Marin.

La tradition fait remonter sa fondation à l’an 301, lorsque Marinus, un tailleur de pierre chrétien originaire de l’île de Rab, trouva refuge sur le mont Titano afin d’échapper aux persécutions de l’empereur Dioclétien. Autour de cette petite communauté allait naître une République qui, siècle après siècle, préserverait jalousement sa liberté.

Sa géographie joua un rôle essentiel.

Dressé à plus de 700 mètres d’altitude, le mont Titano domine les plaines de Romagne. Ses falaises abruptes, ses accès difficiles et ses trois forteresses faisaient de ce promontoire une position militaire particulièrement difficile à conquérir. Pendant des siècles, les grandes puissances préférèrent souvent respecter cette petite République plutôt que d’engager un siège long, coûteux et d’un intérêt stratégique limité.

Mais la montagne ne suffit pas à expliquer une telle longévité.

Les dirigeants saint-marinais firent preuve d’une remarquable intelligence diplomatique. Ils comprirent très tôt que la survie de leur République dépendait moins de la force de leurs armes que de leur capacité à entretenir des relations équilibrées avec leurs puissants voisins. Ils traversèrent ainsi les siècles en préservant leurs institutions tout en évitant les conflits inutiles.

Puis vint le XIXᵉ siècle.

Le Risorgimento, le mouvement d’unification italienne, allait transformer profondément la carte de la péninsule.

L’image d’une unification réalisée dans l’enthousiasme populaire appartient aujourd’hui davantage au récit national qu’à la réalité historique. L’unité italienne fut certes portée par un idéal généreux : celui de réunir des peuples partageant une même langue, une même culture et une même civilisation. Mais elle fut également réalisée par les armes, au prix de guerres contre l’Autriche, de soulèvements, d’expéditions militaires et de violents affrontements entre Italiens.

L’expédition des Mille de Giuseppe Garibaldi, en 1860, provoqua la chute du Royaume des Deux-Siciles. Pour une partie des populations méridionales, cette annexion ne fut pas vécue comme une libération, mais comme une conquête.

Très rapidement éclata ce que l’histoire officielle désigna longtemps sous le terme de brigantaggio.

Ce mot de « brigandage » est aujourd’hui considéré comme réducteur par de nombreux historiens. Derrière cette appellation se cachait une réalité beaucoup plus complexe. Parmi les insurgés figuraient de nombreux anciens officiers et soldats de l’armée bourbonienne restés fidèles au roi François II. À leurs côtés combattaient des paysans, hostiles aux nouvelles autorités, des jeunes refusant la conscription imposée par le nouvel État italien, mais aussi des bandes criminelles profitant du désordre. Cette diversité explique pourquoi le brigantaggio demeure encore aujourd’hui un sujet sensible dans la mémoire italienne.

La réponse du nouveau Royaume d’Italie fut implacable.

Des dizaines de milliers de soldats furent envoyés dans le Mezzogiorno. Des villages furent occupés, des exécutions sommaires eurent lieu, des milliers de personnes furent arrêtées ou déportées. Plusieurs historiens n’hésitent plus à parler d’une véritable guerre civile qui opposa, durant plusieurs années, le jeune État italien à une partie de ses propres populations.

Cette réalité n’enlève rien à l’importance historique de l’unification, mais elle rappelle qu’elle fut une œuvre complexe, parfois tragique, dont les blessures demeurent encore perceptibles dans certaines régions d’Italie.

C’est dans ce contexte qu’intervient un épisode souvent méconnu.

En 1849, bien avant l’achèvement de l’unité italienne, Giuseppe Garibaldi, poursuivi après la chute de la République romaine par les armées autrichiennes, françaises et pontificales, trouva refuge à Saint-Marin avec une partie de ses volontaires.

La petite République prit alors un risque considérable en lui offrant sa protection. Fidèle à sa tradition d’hospitalité, elle permit à Garibaldi et à ses hommes de quitter son territoire sans qu’un affrontement ne vienne compromettre sa neutralité.

Garibaldi n’oublia jamais ce geste.

Lorsque l’unification fut réalisée, il exprima sa reconnaissance envers cette République qui l’avait accueilli dans l’un des moments les plus difficiles de sa vie. Son influence contribua à convaincre les nouvelles autorités italiennes de respecter l’indépendance de Saint-Marin. Mais cette décision répondait également à une logique diplomatique : annexer un État vieux de quinze siècles, reconnu de longue date par les puissances européennes et ne représentant aucune menace stratégique, n’aurait apporté aucun avantage politique au jeune Royaume d’Italie.

Ainsi, alors que disparaissaient les royaumes, les duchés et les principautés qui avaient façonné l’histoire de la péninsule pendant près d’un millénaire, Saint-Marin demeura souveraine.

Plus de cent soixante ans après l’unification italienne, cette petite République continue de rappeler qu’il exista autrefois une autre Italie : une Italie plurielle, composée d’États différents mais unis par une même civilisation.

Saint-Marin n’est pas seulement une curiosité géographique. Elle est un fragment vivant de cette histoire. Elle témoigne qu’au milieu des conquêtes, des révolutions et des bouleversements politiques, certaines institutions peuvent traverser les siècles lorsque leur légitimité repose sur la continuité, la sagesse et le respect de la parole donnée.

Dans une Europe où les frontières ont souvent changé au rythme des guerres, Saint-Marin demeure un symbole rare : celui d’une liberté qui n’a jamais été interrompue et d’une République qui, depuis plus de dix-sept siècles, a su préserver son indépendance sans jamais renoncer à son identité.

Georges Orazio Spido,
Président de l’Alliance Italienne Universelle

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San Marino: la Repubblica che sopravvisse all’unificazione italiana

Nel cuore della penisola italiana, interamente circondato dalla Repubblica Italiana, sopravvive uno Stato la cui esistenza sorprende ancora molti viaggiatori: la Repubblica di San Marino. Con i suoi sessantuno chilometri quadrati, è uno degli Stati più piccoli del mondo, ma anche la più antica Repubblica ancora in attività. Da oltre diciassette secoli ha attraversato invasioni, guerre, rivoluzioni e sconvolgimenti dell’Europa senza mai perdere la propria sovranità.

Come spiegare che, nel momento in cui tutta la penisola italiana si unificava nel XIX secolo, San Marino sia rimasta indipendente?

Per comprendere questa singolarità, bisogna anzitutto ricordare che, prima del 1861, l’Italia non esisteva.

Ciò che oggi chiamiamo Italia era una penisola composta da una moltitudine di Stati indipendenti: il Regno di Piemonte-Sardegna, il Regno Lombardo-Veneto sotto dominio austriaco, il Granducato di Toscana, i Ducati di Parma e di Modena, i vasti Stati Pontifici governati dal papa, senza dimenticare il potente Regno delle Due Sicilie, che si estendeva da Napoli fino alla Sicilia. Tutti questi Stati condividevano una storia, una cultura e radici comuni, ma ciascuno possedeva le proprie istituzioni, le proprie tradizioni, i propri interessi politici e talvolta persino le proprie monete.

In mezzo a questo mosaico politico sopravviveva un’eccezione quasi miracolosa: la Repubblica di San Marino.

La tradizione fa risalire la sua fondazione all’anno 301, quando Marino, uno scalpellino cristiano originario dell’isola di Arbe, trovò rifugio sul monte Titano per sfuggire alle persecuzioni dell’imperatore Diocleziano. Attorno a quella piccola comunità sarebbe nata una Repubblica che, secolo dopo secolo, avrebbe custodito gelosamente la propria libertà.

La sua geografia svolse un ruolo essenziale.

Elevato a più di 700 metri di altitudine, il monte Titano domina le pianure della Romagna. Le sue pareti scoscese, gli accessi difficili e le sue tre fortezze facevano di questo promontorio una posizione militare particolarmente ardua da conquistare. Per secoli, le grandi potenze preferirono spesso rispettare questa piccola Repubblica piuttosto che intraprendere un assedio lungo, costoso e di limitato interesse strategico.

Ma la montagna non basta a spiegare una simile longevità.

I governanti sammarinesi diedero prova di una notevole intelligenza diplomatica. Compresero molto presto che la sopravvivenza della loro Repubblica dipendeva meno dalla forza delle armi che dalla capacità di mantenere relazioni equilibrate con i loro potenti vicini. Attraversarono così i secoli preservando le proprie istituzioni ed evitando, al tempo stesso, conflitti inutili.

Poi venne il XIX secolo.

Il Risorgimento, il movimento di unificazione italiana, avrebbe trasformato profondamente la carta politica della penisola.

L’immagine di un’unificazione realizzata nell’entusiasmo popolare appartiene oggi più al racconto nazionale che alla realtà storica. L’unità italiana fu certamente animata da un ideale generoso: quello di riunire popoli che condividevano una stessa lingua, una stessa cultura e una stessa civiltà. Ma fu anche realizzata con le armi, al prezzo di guerre contro l’Austria, di sollevazioni, di spedizioni militari e di violenti scontri tra Italiani.

La spedizione dei Mille di Giuseppe Garibaldi, nel 1860, provocò la caduta del Regno delle Due Sicilie. Per una parte delle popolazioni meridionali, questa annessione non fu vissuta come una liberazione, ma come una conquista.

Molto rapidamente esplose ciò che la storia ufficiale designò a lungo con il termine di brigantaggio.

Questa parola, “brigantaggio”, è oggi considerata riduttiva da molti storici. Dietro tale denominazione si nascondeva una realtà assai più complessa. Tra gli insorti figuravano numerosi ex ufficiali e soldati dell’esercito borbonico rimasti fedeli al re Francesco II. Al loro fianco combattevano contadini ostili alle nuove autorità, giovani che rifiutavano la coscrizione imposta dal nuovo Stato italiano, ma anche bande criminali che approfittavano del disordine. Questa diversità spiega perché il brigantaggio rimanga ancora oggi un tema sensibile nella memoria italiana.

La risposta del nuovo Regno d’Italia fu implacabile.

Decine di migliaia di soldati furono inviati nel Mezzogiorno. Villaggi vennero occupati, ebbero luogo esecuzioni sommarie, migliaia di persone furono arrestate o deportate. Diversi storici non esitano più a parlare di una vera e propria guerra civile che oppose, per diversi anni, il giovane Stato italiano a una parte delle sue stesse popolazioni.

Questa realtà non toglie nulla all’importanza storica dell’unificazione, ma ricorda che essa fu un’opera complessa, talvolta tragica, le cui ferite restano ancora percepibili in alcune regioni d’Italia.

È in questo contesto che si inserisce un episodio spesso poco conosciuto.

Nel 1849, molto prima del compimento dell’unità italiana, Giuseppe Garibaldi, inseguito dopo la caduta della Repubblica Romana dagli eserciti austriaco, francese e pontificio, trovò rifugio a San Marino con una parte dei suoi volontari.

La piccola Repubblica corse allora un rischio considerevole offrendogli la propria protezione. Fedele alla sua tradizione di ospitalità, permise a Garibaldi e ai suoi uomini di lasciare il suo territorio senza che uno scontro venisse a compromettere la sua neutralità.

Garibaldi non dimenticò mai quel gesto.

Quando l’unificazione fu realizzata, espresse la propria riconoscenza verso quella Repubblica che lo aveva accolto in uno dei momenti più difficili della sua vita. La sua influenza contribuì a convincere le nuove autorità italiane a rispettare l’indipendenza di San Marino. Ma questa decisione rispondeva anche a una logica diplomatica: annettere uno Stato vecchio di quindici secoli, riconosciuto da lungo tempo dalle potenze europee e privo di qualsiasi minaccia strategica, non avrebbe portato alcun vantaggio politico al giovane Regno d’Italia.

Così, mentre scomparivano i regni, i ducati e i principati che avevano plasmato la storia della penisola per quasi un millennio, San Marino rimase sovrana.

A più di centosessant’anni dall’unificazione italiana, questa piccola Repubblica continua a ricordare che un tempo esistette un’altra Italia: un’Italia plurale, composta da Stati diversi ma uniti da una medesima civiltà.

San Marino non è soltanto una curiosità geografica. È un frammento vivo di questa storia. Testimonia che, in mezzo alle conquiste, alle rivoluzioni e agli sconvolgimenti politici, alcune istituzioni possono attraversare i secoli quando la loro legittimità si fonda sulla continuità, sulla saggezza e sul rispetto della parola data.

In un’Europa in cui le frontiere sono spesso cambiate al ritmo delle guerre, San Marino rimane un simbolo raro: quello di una libertà che non è mai stata interrotta e di una Repubblica che, da oltre diciassette secoli, ha saputo preservare la propria indipendenza senza mai rinunciare alla propria identità.

Georges Orazio Spido
Presidente dell’Alleanza Italiana Universale

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San Marino: The Republic That Survived Italian Unification

In the heart of the Italian peninsula, entirely surrounded by the Italian Republic, there remains a State whose existence still surprises many travelers: the Republic of San Marino. With its sixty-one square kilometers, it is one of the smallest States in the world, but also the oldest Republic still in existence. For more than seventeen centuries, it has passed through invasions, wars, revolutions, and the upheavals of Europe without ever losing its sovereignty.

How can we explain that, at the very moment when the entire Italian peninsula was being unified in the nineteenth century, San Marino remained independent?

To understand this singularity, we must first remember that before 1861, Italy did not exist.

What we now call Italy was a peninsula made up of a multitude of independent States: the Kingdom of Piedmont-Sardinia, the Lombardo-Venetian Kingdom under Austrian rule, the Grand Duchy of Tuscany, the Duchies of Parma and Modena, the vast Papal States governed by the Pope, not to mention the powerful Kingdom of the Two Sicilies, which extended from Naples to Sicily. All these States shared a common history, culture, and roots, but each possessed its own institutions, traditions, political interests, and sometimes even its own currencies.

In the midst of this political mosaic, an almost miraculous exception survived: the Republic of San Marino.

Tradition dates its foundation back to the year 301, when Marinus, a Christian stonemason from the island of Rab, found refuge on Mount Titano in order to escape the persecutions of Emperor Diocletian. Around this small community, a Republic would be born which, century after century, would jealously preserve its freedom.

Its geography played an essential role.

Rising to more than 700 meters above sea level, Mount Titano dominates the plains of Romagna. Its steep cliffs, difficult access routes, and three fortresses made this promontory a military position particularly hard to conquer. For centuries, great powers often preferred to respect this small Republic rather than undertake a long, costly siege of limited strategic interest.

But the mountain alone is not enough to explain such longevity.

San Marino’s leaders showed remarkable diplomatic intelligence. They understood very early on that the survival of their Republic depended less on the strength of their arms than on their ability to maintain balanced relations with their powerful neighbors. Thus they crossed the centuries while preserving their institutions and avoiding unnecessary conflicts.

Then came the nineteenth century.

The Risorgimento, the movement for Italian unification, would profoundly transform the map of the peninsula.

The image of unification achieved in a wave of popular enthusiasm belongs today more to the national narrative than to historical reality. Italian unity was certainly carried by a generous ideal: that of bringing together peoples who shared the same language, the same culture, and the same civilization. But it was also achieved by force of arms, at the cost of wars against Austria, uprisings, military expeditions, and violent clashes among Italians.

Giuseppe Garibaldi’s Expedition of the Thousand, in 1860, brought about the fall of the Kingdom of the Two Sicilies. For part of the southern population, this annexation was not experienced as a liberation, but as a conquest.

Very quickly, what official history long referred to as brigandage broke out.

Today, many historians consider the word “brigandage” reductive. Behind this term lay a much more complex reality. Among the insurgents were many former officers and soldiers of the Bourbon army who had remained loyal to King Francis II. Alongside them fought peasants hostile to the new authorities, young men refusing the conscription imposed by the new Italian State, but also criminal bands taking advantage of the disorder. This diversity explains why brigandage remains, even today, a sensitive subject in Italian memory.

The response of the new Kingdom of Italy was implacable.

Tens of thousands of soldiers were sent into the Mezzogiorno. Villages were occupied, summary executions took place, and thousands of people were arrested or deported. Several historians no longer hesitate to speak of a genuine civil war that, for several years, pitted the young Italian State against part of its own populations.

This reality does not diminish the historical importance of unification, but it reminds us that it was a complex, sometimes tragic undertaking, whose wounds remain perceptible in certain regions of Italy even today.

It is in this context that an often little-known episode takes place.

In 1849, well before Italian unity was completed, Giuseppe Garibaldi, pursued after the fall of the Roman Republic by the Austrian, French, and papal armies, found refuge in San Marino with some of his volunteers.

The small Republic then took a considerable risk by offering him its protection. Faithful to its tradition of hospitality, it allowed Garibaldi and his men to leave its territory without any confrontation compromising its neutrality.

Garibaldi never forgot this gesture.

When unification was achieved, he expressed his gratitude toward the Republic that had welcomed him at one of the most difficult moments of his life. His influence helped convince the new Italian authorities to respect San Marino’s independence. But this decision also followed a diplomatic logic: annexing a fifteen-century-old State, long recognized by the European powers and posing no strategic threat, would have brought no political advantage to the young Kingdom of Italy.

Thus, while the kingdoms, duchies, and principalities that had shaped the history of the peninsula for nearly a millennium disappeared, San Marino remained sovereign.

More than one hundred and sixty years after Italian unification, this small Republic continues to remind us that another Italy once existed: a plural Italy, composed of different States yet united by a common civilization.

San Marino is not merely a geographical curiosity. It is a living fragment of that history. It bears witness to the fact that, amid conquests, revolutions, and political upheavals, certain institutions can cross the centuries when their legitimacy rests on continuity, wisdom, and respect for one’s word.

In a Europe where borders have often changed to the rhythm of wars, San Marino remains a rare symbol: that of a freedom that has never been interrupted, and of a Republic which, for more than seventeen centuries, has managed to preserve its independence without ever renouncing its identity.

Georges Orazio Spido,
President of the Universal Italian Alliance

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