
Il est des lieux qui traversent le temps et deviennent les témoins silencieux de notre histoire. La gare de Metz est de ceux-là.
Sur ses quais se sont croisés des voyageurs, des familles, des soldats, des ouvriers et des femmes et des hommes venus d’ailleurs avec, pour tout bagage parfois, quelques affaires personnelles et l’espérance d’une vie meilleure.
Parmi eux, des milliers d’Italiennes et d’Italiens ont rejoint la Lorraine pour y travailler et y construire leur avenir.
Ils avaient quitté leur village, leur famille, leur langue, les paysages de leur enfance. Ils venaient chercher du travail dans cette Lorraine industrielle qui avait besoin de bras et de savoir-faire. Beaucoup ont connu les mines, les hauts-fourneaux, la sidérurgie, les usines, le bâtiment et les grands chantiers.
Leur vie ne fut pas toujours facile. Il y eut le déracinement, la dureté du travail, les logements modestes, les difficultés d’intégration et parfois le regard méfiant porté sur celui qui vient d’ailleurs.
Mais ils ont tenu.
Ils ont travaillé, élevé leurs enfants, créé des entreprises, des commerces et des associations. Ils se sont enracinés dans les villes et les villages de Lorraine et ont participé, génération après génération, à son développement économique, social et culturel.
Et dans cette histoire, n’oublions jamais les femmes.
Épouses, mères, ouvrières, commerçantes, elles furent souvent le cœur de la famille. Elles ont transmis une langue, une cuisine, des traditions, des valeurs et cette mémoire italienne que tant de familles lorraines portent encore aujourd’hui.
Leurs enfants sont allés à l’école de la République. Leurs petits-enfants et arrière-petits-enfants sont devenus pleinement acteurs de la société française. Ils sont Français, tout en conservant au fond d’eux cette part d’Italie qui raconte l’histoire de leurs familles.
Le 10 octobre 2026, un devoir de mémoire
C’est pour honorer cette histoire que, le 10 octobre 2026, l’Alliance Italienne Universelle dévoilera à la gare de Metz une plaque à la mémoire de ces milliers d’Italiennes et d’Italiens venus construire une partie de leur vie en Lorraine.
Le choix de ce lieu n’est pas anodin.
Une gare est un lieu de départ, mais aussi de commencement. Elle symbolise cet instant où l’on quitte une vie pour en commencer une autre, avec ses peurs, ses incertitudes et ses espérances.
Et cette mémoire dépasse naturellement la seule communauté italienne.
Au fil du temps, la Lorraine a accueilli des populations venues de nombreux horizons : Italiens, Polonais, Algériens, Espagnols, Portugais, Marocains, Turcs et bien d’autres encore.
Toutes ont apporté une part d’elles-mêmes à notre région. Toutes ont contribué, chacune avec son histoire, son travail et sa culture, à façonner la Lorraine contemporaine.
En rendant hommage à l’immigration italienne, nous voulons donc également avoir une pensée fraternelle pour toutes ces femmes et tous ces hommes venus d’ailleurs qui ont choisi la France et participé à son histoire.
Se souvenir et dire merci
Cette plaque n’est pas destinée à célébrer une communauté contre une autre. Elle porte un message beaucoup plus simple et universel : se souvenir.
Se souvenir de ceux qui sont partis.
Se souvenir de ceux qui ont travaillé.
Se souvenir de ceux qui ont connu l’éloignement de leur terre natale.
Se souvenir aussi de ces femmes et de ces hommes qui ont fait confiance à leur pays d’accueil et lui ont donné, en retour, leur travail, leur énergie et souvent toute leur vie.
Mais cette cérémonie sera également l’occasion de prononcer un mot essentiel : merci.
Merci à nos parents, à nos grands-parents et à nos arrière-grands-parents pour les sacrifices consentis.
Merci à la Lorraine qui leur a permis de construire leur avenir.
Et merci à la France qui les a accueillis.
Cette France est devenue la patrie de leurs enfants. Une patrie qu’ils ont aimée, servie et contribué à construire sans nécessairement oublier la terre de leurs ancêtres.
Il n’y a aucune contradiction à aimer la France tout en restant fidèle à ses racines italiennes.
Bien au contraire.
Nos racines nous disent d’où nous venons. Notre histoire commune nous dit ce que nous sommes devenus.
La France éternelle
Le 10 octobre, lorsque cette plaque sera dévoilée dans la gare de Metz, je penserai à ces hommes et à ces femmes descendant d’un train, une valise à la main, sans savoir encore ce que serait leur lendemain.
Je penserai à leurs enfants qui ont grandi ici.
Je penserai à leurs petits-enfants qui, aujourd’hui, portent cette double mémoire avec fierté.
Et je penserai à cette France qui, au fil de son histoire, a su faire une place à des femmes et des hommes venus d’ailleurs et leur permettre de participer à une destinée commune.
C’est aussi cela, la France éternelle.
Une France qui connaît son histoire sans effacer celle de ceux qui l’ont rejointe.
Une France qui rassemble sans demander d’oublier d’où l’on vient.
Une France qui sait que sa grandeur se mesure aussi à sa capacité à transmettre, à intégrer et à faire vivre une communauté de destin.
À travers cette plaque, nous voulons laisser une trace aux générations qui viendront après nous.
Pour qu’un enfant ou un petit-enfant d’immigré passant demain dans cette gare puisse regarder cette plaque et comprendre que, bien avant lui, quelqu’un de sa famille a peut-être entrepris ce voyage.
Pour qu’il sache que son histoire compte.
Pour que la Lorraine se souvienne.
Pour que la France se souvienne.
Et pour que jamais ne disparaissent de notre mémoire ces femmes et ces hommes qui ont quitté leur terre natale avec une valise, du courage et l’espérance d’un avenir meilleur.
À eux, notre respect.
À leurs descendants, cette mémoire.
À la France qui les a accueillis, notre reconnaissance.
Georges Orazio Spido,
Président de l’Alliance Italienne Universelle
🇮🇹 L’identité italienne vit aussi grâce à toi.
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Vi sono luoghi che attraversano il tempo e diventano testimoni silenziosi della nostra storia. La stazione di Metz è uno di questi.
Sui suoi marciapiedi si sono incrociati viaggiatori, famiglie, soldati, operai, donne e uomini venuti da altri Paesi, talvolta con pochi effetti personali come unico bagaglio e la speranza di una vita migliore.
Tra loro, migliaia di italiane e di italiani raggiunsero la Lorena per lavorare e costruirvi il proprio futuro.
Avevano lasciato il loro paese, la famiglia, la lingua e i paesaggi dell’infanzia. Venivano a cercare lavoro in quella Lorena industriale che aveva bisogno di braccia e di competenze. Molti conobbero le miniere, gli altiforni, l’industria siderurgica, le fabbriche, l’edilizia e i grandi cantieri.
La loro vita non fu sempre facile. Vi furono lo sradicamento, la durezza del lavoro, le abitazioni modeste, le difficoltà d’integrazione e, talvolta, lo sguardo diffidente rivolto a chi veniva da altrove.
Ma resistettero.
Lavorarono, crebbero i propri figli, crearono imprese, attività commerciali e associazioni. Misero radici nelle città e nei paesi della Lorena e contribuirono, generazione dopo generazione, al suo sviluppo economico, sociale e culturale.
E in questa storia non dobbiamo mai dimenticare le donne.
Mogli, madri, operaie e commercianti, furono spesso il cuore della famiglia. Trasmisero una lingua, una cucina, tradizioni, valori e quella memoria italiana che tante famiglie della Lorena portano ancora dentro di sé.
I loro figli frequentarono le scuole della Repubblica. I nipoti e i pronipoti sono diventati protagonisti a pieno titolo della società francese. Sono francesi, pur conservando nel profondo quella parte d’Italia che racconta la storia delle loro famiglie.
Il 10 ottobre 2026: un dovere di memoria
È per onorare questa storia che, il 10 ottobre 2026, l’Alliance Italienne Universelle inaugurerà nella stazione di Metz una targa in memoria delle migliaia di italiane e di italiani che vennero a costruire una parte della propria vita in Lorena.
La scelta di questo luogo non è casuale.
Una stazione è un luogo di partenza, ma anche di inizio. Simboleggia quell’istante in cui si abbandona una vita per cominciarne un’altra, con le sue paure, le sue incertezze e le sue speranze.
E questa memoria va naturalmente oltre la sola comunità italiana.
Nel corso del tempo, la Lorena ha accolto popolazioni provenienti da molti Paesi: italiani, polacchi, algerini, spagnoli, portoghesi, marocchini, turchi e molti altri ancora.
Tutti hanno portato nella nostra regione una parte di sé. Tutti hanno contribuito, ciascuno con la propria storia, il proprio lavoro e la propria cultura, a plasmare la Lorena contemporanea.
Rendendo omaggio all’immigrazione italiana, vogliamo quindi rivolgere anche un pensiero fraterno a tutte quelle donne e a tutti quegli uomini venuti da altrove che hanno scelto la Francia e hanno partecipato alla sua storia.
Ricordare e dire grazie
Questa targa non è destinata a celebrare una comunità contrapponendola a un’altra. Porta con sé un messaggio molto più semplice e universale: ricordare.
Ricordare coloro che partirono.
Ricordare coloro che lavorarono.
Ricordare coloro che conobbero la lontananza dalla propria terra natale.
Ricordare anche quelle donne e quegli uomini che riposero la loro fiducia nel Paese che li accolse e gli offrirono, in cambio, il proprio lavoro, la propria energia e, spesso, tutta la propria vita.
Ma questa cerimonia sarà anche l’occasione per pronunciare una parola essenziale: grazie.
Grazie ai nostri genitori, ai nostri nonni e ai nostri bisnonni per i sacrifici compiuti.
Grazie alla Lorena, che permise loro di costruire il proprio futuro.
E grazie alla Francia, che li accolse.
Questa Francia è diventata la patria dei loro figli. Una patria che essi hanno amato, servito e contribuito a costruire, senza necessariamente dimenticare la terra dei propri antenati.
Non vi è alcuna contraddizione nell’amare la Francia rimanendo fedeli alle proprie radici italiane.
Al contrario.
Le nostre radici ci dicono da dove veniamo. La nostra storia comune ci dice ciò che siamo diventati.
La Francia eterna
Il 10 ottobre, quando questa targa sarà inaugurata nella stazione di Metz, penserò a quegli uomini e a quelle donne che scendevano da un treno con una valigia in mano, senza sapere ancora che cosa avrebbe riservato loro il domani.
Penserò ai loro figli, cresciuti qui.
Penserò ai loro nipoti, che oggi portano con orgoglio questa duplice memoria.
E penserò a quella Francia che, nel corso della sua storia, ha saputo fare spazio a donne e uomini venuti da altrove, permettendo loro di partecipare a un destino comune.
Anche questo è la Francia eterna.
Una Francia che conosce la propria storia senza cancellare quella di coloro che l’hanno raggiunta.
Una Francia che unisce senza chiedere di dimenticare da dove si viene.
Una Francia consapevole che la propria grandezza si misura anche nella capacità di trasmettere, integrare e mantenere viva una comunità di destino.
Attraverso questa targa vogliamo lasciare una traccia alle generazioni che verranno dopo di noi.
Affinché un figlio o un nipote di immigrati, passando domani per questa stazione, possa guardare la targa e comprendere che, molto prima di lui, qualcuno della sua famiglia potrebbe aver intrapreso quel viaggio.
Affinché sappia che la sua storia conta.
Affinché la Lorena ricordi.
Affinché la Francia ricordi.
E affinché non scompaiano mai dalla nostra memoria quelle donne e quegli uomini che lasciarono la propria terra natale con una valigia, il coraggio e la speranza di un futuro migliore.
A loro, il nostro rispetto.
Ai loro discendenti, questa memoria.
Alla Francia che li accolse, la nostra riconoscenza.
Georges Orazio Spido
Presidente dell’Alleanza Italiana Universale
🇮🇹 L’identità italiana vive anche grazie a te.
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Some places endure through time and become silent witnesses to our history. Metz railway station is one of them.
Its platforms have seen travellers, families, soldiers, workers, and women and men from other countries cross paths, sometimes carrying only a few personal belongings and the hope of a better life.
Among them were thousands of Italian women and men who came to Lorraine to work and build their future.
They had left behind their villages, their families, their language and the landscapes of their childhood. They came in search of work in an industrial region that needed both labour and expertise. Many worked in the mines, the blast furnaces, the steel industry, the factories, construction and major building projects.
Their lives were not always easy. They experienced uprooting, harsh working conditions, modest housing, difficulties integrating and, at times, the mistrust directed towards those who came from elsewhere.
But they persevered.
They worked, raised their children and created businesses, shops and associations. They put down roots in the towns and villages of Lorraine and contributed, generation after generation, to its economic, social and cultural development.
And in this history, we must never forget the women.
As wives, mothers, workers and shopkeepers, they were often the heart of the family. They passed on a language, a cuisine, traditions, values and the Italian memory that so many families in Lorraine still carry with them today.
Their children attended the schools of the French Republic. Their grandchildren and great-grandchildren became fully involved in French society. They are French, while retaining deep within them that part of Italy which tells the story of their families.
10 October 2026: A Duty of Remembrance
To honour this history, on 10 October 2026 the Alliance Italienne Universelle will unveil a plaque at Metz railway station in memory of the thousands of Italian women and men who came to build part of their lives in Lorraine.
The choice of this place is no coincidence.
A railway station is a place of departure, but also of new beginnings. It symbolises that moment when one life is left behind and another begins, with all its fears, uncertainties and hopes.
This memory naturally extends far beyond the Italian community alone.
Over the years, Lorraine has welcomed people from many different backgrounds: Italians, Poles, Algerians, Spaniards, Portuguese, Moroccans, Turks and many others.
They all brought part of themselves to our region. Each of them, through their own history, work and culture, helped shape modern Lorraine.
By paying tribute to Italian immigration, we also wish to extend a fraternal thought to all those women and men from other countries who chose France and contributed to its history.
To Remember and to Say Thank You
This plaque is not intended to celebrate one community at the expense of another. It carries a much simpler and more universal message: to remember.
To remember those who left.
To remember those who worked.
To remember those who experienced the pain of being far from their homeland.
To remember, too, those women and men who placed their trust in the country that welcomed them and, in return, gave it their work, their energy and often their entire lives.
But this ceremony will also be an opportunity to say one essential word: thank you.
Thank you to our parents, grandparents and great-grandparents for the sacrifices they made.
Thank you to Lorraine, which allowed them to build their future.
And thank you to France, which welcomed them.
France became the homeland of their children. A homeland they loved, served and helped to build, without necessarily forgetting the land of their ancestors.
There is no contradiction in loving France while remaining faithful to one’s Italian roots.
Quite the opposite.
Our roots tell us where we come from. Our shared history tells us what we have become.
Eternal France
On 10 October, when this plaque is unveiled at Metz railway station, I will think of those men and women stepping down from a train, suitcase in hand, not yet knowing what the future held for them.
I will think of their children who grew up here.
I will think of their grandchildren who now carry this dual heritage with pride.
And I will think of the France that, throughout its history, has known how to make room for women and men from other countries and allow them to take part in a shared destiny.
This, too, is Eternal France.
A France that knows its own history without erasing the history of those who joined it.
A France that brings people together without asking them to forget where they came from.
A France that understands that its greatness is also measured by its ability to pass on its values, to integrate newcomers and to sustain a community bound by a shared destiny.
Through this plaque, we wish to leave a lasting trace for the generations who will come after us.
So that, tomorrow, the child or grandchild of an immigrant passing through this station may look at the plaque and understand that, long before them, someone in their family may have made that same journey.
So that they may know that their history matters.
So that Lorraine remembers.
So that France remembers.
And so that we may never forget those women and men who left their homeland with a suitcase, courage and the hope of a better future.
To them, our respect.
To their descendants, this memory.
To France, which welcomed them, our gratitude.
Georges Orazio Spido,
President of the Universal Italian Alliance
🇮🇹 Italian identity lives on thanks to you.
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