
Dévoilement de la plaque commémorative – Gare de Lyon, Paris – 15 novembre 2025
Mesdames, Messieurs, chers amis,
Je vous remercie d’être venus si nombreux à cette cérémonie solennelle et chargée d’émotion. Certains d’entre vous ont parcouru de très longues distances pour être présents en ce jour historique pour l’émigration italienne. Vous êtes venus des quatre coins de la France, mais aussi de Belgique, cette grande terre d’immigrations, pour témoigner et partager ce moment.
Mes premiers mots, en ce jour de dévoilement de cette plaque, sont des mots de gratitude et d’émotion profonde.
Gratitude envers toutes celles et tous ceux qui ont rendu ce moment possible — celles et ceux qui, avec cœur, conviction et fidélité, se sont engagés pour que la mémoire de nos aïeux soit honorée.
Parmi les nombreux acteurs, la SNCF occupe naturellement une place particulière. Le Vice-Président de l’Alliance Italienne Universelle, Giacomo Zecca, a déjà salué et remercié les élus de la République ainsi que les représentants de l’État italien ; je m’associe pleinement à ces remerciements.
Et puis l’émotion : car en dévoilant cette plaque, nous accomplissons bien plus qu’un simple geste commémoratif. Nous faisons revivre une histoire, une fierté partagée, un héritage toujours vivant.Cette plaque rend hommage aux premières générations d’Italiens, ceux qui, aujourd’hui, rejoignent un à un l’éternité, et qui sont passés par l’endroit même où nous sommes actuellement réunis. Le train en provenance d’Italie arrivait alors dans ce hall,sur la dernière rame, à droite, juste derrière vous.
Le temps s’écoule, les années s’effacent, et le vent de l’oubli menace d’emporter leur histoire.
Mais cette plaque restera, telle un rocher au cœur de l’océan du temps, afin que leur mémoire demeure vivante dans le cœur des hommes.
Entre 1860 et 1960, près de vingt-six millions d’Italiens ont quitté leur terre natale pour s’installer à l’étranger. Poussés par la pauvreté, le manque de perspectives ou simplement par l’espérance d’un avenir meilleur, ils ont abandonné leurs maisons, leurs villages, leurs souvenirs, et parfois même leurs familles, pour venir bâtir ailleurs une vie nouvelle.
En France, lorsque l’immigration de masse s’accentua dans la seconde moitié du XXᵉ siècle, les Italiens furent les plus nombreux à répondre à l’appel de la croissance économique. Ils vinrent occuper les emplois créés par un pays en plein essor, participant ainsi à façonner le visage social et industriel de la France moderne.
La grande majorité de ceux qui vinrent étaient des travailleurs : des hommes et des femmes simples, courageux, souvent sans qualification, qui ne possédaient que la force de leurs bras, leur foi dans l’avenir, et parfois un savoir-faire transmis de génération en génération.
Ils étaient maçons, mosaïstes, tailleurs de pierre, plâtriers, peintres, charpentiers, menuisiers, mécaniciens ou ouvriers du bâtiment et de l’industrie.
Parmi eux se trouvaient également des intellectuels, des artistes, des opposants, des journalistes et des humanistes — porteurs d’idées nouvelles et d’un souffle de liberté. Certains, comme Giorgio de Chirico ou Amedeo Modigliani, ont d’ailleurs laissé une empreinte durable sur la culture européenne.
En région parisienne, les « Little Italy » — comme celles de Nogent-sur-Marne, de Choisy-le-Roi ou d’Aulnay, dont les maires ici présents nous font l’honneur — étaient de véritables fragments d’Italie, comparables à celles de New York ou de Montréal. Elles ont su préserver la chaleur, les couleurs et les saveurs du pays, offrant aux émigrés un lien précieux, un refuge dans un monde dont ils apprenaient la langue et les coutumes.
N’oublions pas non plus la « Little Italy » du 12ᵉ arrondissement, petite Italie du travail, véritable fourmilière où s’activaient des artisans italiens — menuisiers, ébénistes, spécialistes du bois et de l’ameublement — qui ont contribué à façonner l’identité de ce quartier.
Merci aux maires, héritiers de cette histoire, d’être présents parmi nous aujourd’hui.Ici, à Paris, dans la Ville Lumière, la Gare de Lyon prend une dimension particulière.
Symbole du voyage, elle fut longtemps le trait d’union entre la France et l’Italie.
C’est ici qu’arrivèrent tant de familles venues chercher du travail, un toit, un avenir.
Fatigués par un trajet de plusieurs jours pour certains, notamment ceux venant de Sicile, mais animés d’une espérance intacte, ils posèrent ici, pour la première fois, le pied sur le sol français.
Lieu de passage devenu symbole universel, cette gare, comme de nombreuses autres en France, incarne le courage de ceux qui ont quitté leur terre, le lien indéfectible avec l’Italie, patrie des aïeux, et la gratitude envers la France qui les accueillit.
Aujourd’hui, plus de sept millions de descendants d’Italiens perpétuent en France cet héritage vivant. Leur invisibilité pourrait laisser croire qu’ils ont disparu ; il n’en est rien. La plaque que nous inaugurons aujourd’hui atteste de leur présence active au sein de la société française.
Même lorsque le patronyme italien s’est effacé, leurs racines et leur lien avec l’Italie demeurent, profondément ancrés dans leur identité et dans leur mémoire familiale.Les enfants et petits-enfants de cette immigration se sont pleinement enracinés dans la société française, y apportant leur énergie, leur talent, leur savoir-faire et leur cœur.
Qu’ils soient de simples citoyens discrets ou des personnalités reconnues — artistes, élus, professeurs, médecins, artisans ou entrepreneurs — tous participent, chacun à leur manière, au progrès, à la créativité et à la grandeur de la France.
Par cette plaque, nous disons : merci à la France.
Merci d’avoir ouvert les bras à nos parents et grands-parents.
Merci d’avoir permis à tant d’hommes et de femmes venus d’Italie de travailler, de se loger, d’éduquer leurs enfants et decontribuer, pierre après pierre, à la grandeur de la France, ce pays que nous aimons profondément.
Merci d’avoir transformé la souffrance de l’exil en espérance partagée, et d’avoir fait de cette rencontre entre deux peuples un modèle d’intégration, d’amitié et d’humanité.
Par cette plaque, nous disons aussi : merci à l’Italie.
Merci à cette terre qui a donné à nos parents la force de l’émigration,
la capacité de quitter sans renier, de partir sans oublier.
Merci pour cette langue, cette culture, cette lumière intérieure qu’ils ont emportées avec eux comme un viatique, et qu’ils nous ont transmises comme un héritage vivant.
Nous, les enfants de cette histoire d’exil et d’espérance, portons en nous la mémoire de leurs départs.
Merci à l’Italie de permettre à ses enfants, qui le souhaitent, de retrouver le chemin du retour.
Merci à l’Italie d’offrir la double nationalité à ceux qui n’en disposent pas, mais qui ont l’Italie dans le sang.
Merci à l’Italie de garder vivante la mémoire de l’histoire de ses enfants et de leur tendre la main.
Le déracinement, c’est la perte du passé, mais nos parents nous ont transmis leurs racines : nous sommes les gardiens de leur histoire, les passeurs d’éternité.
Cette plaque, elle aussi, procède de cette éternité — celle qui relie les générations et maintient vivant le souvenir de ceux qui nous ont précédés.
Elle sera un repère pour les générations futures, car le temps efface tout.
« Le souvenir, c’est la présence invisible » Victor Hugo
Je voudrais saluer Monsieur Giuseppe Misciasci, né en 1938 en Calabre, dans les dernières années de l’Italie fasciste. Il est arrivé en France à vingt ans. À ses côtés, son épouse Isidra, née la même année près de Barcelone, à la fin de la guerre d’Espagne, venue en France à l’âge de vingt-trois ans.
Ils se sont rencontrés, aimés et ont construit leur vie ici, à Paris. Votre présence parmi nous est un immense honneur. Nous vous remercions sincèrement d’avoir fait ce déplacement malgré le poids des années et la fatigue du voyage.
Votre présence est profondément émouvante : vous incarnez cette génération courageuse qui a tout quitté pour tout recommencer, avec pour seules richesses la volonté, le travail, la dignité et l’amour des siens. Vous êtes la mémoire vivante de ces parcours qui ont façonné la France d’aujourd’hui.
Votre histoire fait partie de la grande chaîne du travail et de l’immigration en France. Grâce à des vies comme la vôtre, la mémoire continue de vivre et de se transmettre.
Je veux également saluer mon amie Lydia Zavatta, qui nous fait l’honneur de sa présence et nous rappelle l’extraordinaire richesse de l’émigration italienne pour la France. Sa venue nous ouvre une fenêtre sur cette grande famille du cirque, profondément enracinée en Italie, et nous fait revivre le souvenir de son père, le grand Achille Zavatta.`
Je tiens à remercier chaleureusement mon amie Lydia Martinico. Sa présence parmi nous est un véritable honneur. Elle incarne l’univers de la chanson et du spectacle, et il est à noter que de nombreux artistes, tels que Calogero, n’ont malheureusement pas pu se joindre à nous.
Aujourd’hui, en ce lieu, nous ne célébrons pas seulement des noms ou des histoires individuelles : nous célébrons la force de ceux qui ont voyagé, travaillé, rêvé et transmis.
L’Alliance Italienne Universelle, grâce à vous tous, est non seulement un devoir de mémoire. Elle est un élan vivant, un souffle d’unité et de fraternité qui relie plusieurs générations — celles d’hier, d’aujourd’hui et de demain.
La plaque que nous dévoilons aujourd’hui, ici à la Gare de Lyon, dans cette Ville Lumière, est la première pierre d’un vaste chemin de mémoire.
Elle marque le centre d’un cercle, d’où rayonnent la fraternité et la reconnaissance vers toutes les gares de France qui ont accueilli des Italiens, et plus largement vers tous les lieux du monde où sont arrivés ces 26 millions d’Italiens
Nous mettons tout en oeuvre pour que la prochaine étape de ce chemin soit la Gare de Metz, cette porte d’entrée historique vers la Lorraine, par où arrivèrent, au tournant du XXᵉ siècle, des milliers d’Italiens venus travailler dans les mines de fer et de charbon, les ateliers, les usines et le bâtiment.
Ainsi, de gare en gare, de plaque en plaque, nous suiverons le fil de leur mémoire, jusqu’à leurs villages, leurs montagnes, leurs rivages, jusqu’à Rome, capitale et point de convergence de nos origines.
Et il est essentiel de rappeler que cette histoire ne s’est jamais interrompue. Aujourd’hui encore, de nombreux Italiens quittent leur pays pour venir travailler en France. Mais, contrairement aux générations passées, ce sont désormais surtout des jeunes diplômés, des chercheurs, des ingénieurs, des professionnels qualifiés — porteurs de savoirs, de compétences et d’initiatives nouvelles — qui contribuent au dynamisme de nos deux nations.
À leurs côtés, de nombreux étudiants italiens poursuivent leurs études en France. Les programmes européens, comme ERASMUS, ont ouvert une ère nouvelle : une mobilité facilitée, une circulation des cultures, une génération véritablement européenne.
Aujourd’hui, près de 100 000 Italiens vivent à Paris. Ce sont les Italiens dans le monde, ceux qui prolongent une histoire séculaire faite de courage et de travail.
Mais nous, leurs enfants et petits-enfants, sommes devenus autre chose : nous sommes les Italiens du monde.
Italiens par la mémoire et le cœur, mais façonnés par plusieurs pays, plusieurs langues, plusieurs horizons.
Nous sommes les héritiers de cette grande odyssée migratoire entre 1860 et 1960, celle qui a vu des millions de nos parents et grands-parents traverser les frontières pour bâtir ailleurs un avenir meilleur.
Cette odyssée nous a transmis une identité ouverte, mobile, profondément européenne — une Italie vivante, une Italie qui voyage, une Italie qui continue de rayonner à travers nous.
Notre hommage est un acte d’amour, de fidélité et de transmission envers celles et ceux qui ont tout quitté pour bâtir ici leur vie.
En unissant nos voix et nos cœurs, nous ne célébrons pas seulement le passé — nous écrivons la suite de leur histoire.
Vive la mémoire de nos aïeux !
Vive l’amitié franco-italienne !
Vive l’Alliance Italienne Universelle !
Mesdames, Messieurs,
Au nom de l’Alliance Italienne Universelle, dont j’ai l’honneur d’être le Vice-Président, nous sommes réunis aujourd’hui ici, à la Gare de Lyon, pour inaugurer cette plaque commémorative en hommage à tous les Italiens qui ont pris part à cette grande odyssée qu’a été l’émigration italienne.
Avant tout, permettez-moi d’exprimer notre profonde gratitude à Monsieur le Président de la République, Emmanuel Macron, dont l’intervention a rendu possible la réalisation de cette plaque et la tenue de cette cérémonie.
Nos remerciements s’adressent également aux plus hautes autorités de l’État italien — à Monsieur le Président Sergio Mattarella et à Madame la Présidente du Conseil Giorgia Meloni — Nos remerciements à Monsieur Giacopo Albergoni, Consul général d’Italie à Paris, et Madame la Consule Bianca Longobardi, ainsi qu’à Monsieur Carlo Siciliano, représentants institutionnels italiens. Leur présence témoigne de l’amitié indéfectible entre nos deux nations.
Je souhaite également saluer et remercier Monsieur Jean-Pierre Farandou, alors Président-directeur général de la SNCF et aujourd’hui Ministre, pour son soutien constant et son engagement sincère dans ce projet.
Nous avons l’honneur d’accueillir parmi nous Monsieur Xavier Iacovelli, Vice-Président du Sénat, petit fils d’émigré, dont le grand père a quitté à pied sa terre natale, il nous fait l’honneur de dévoiler publiquement cette plaque, un geste hautement symbolique pour nous. Nous en mesurons toute la portée et le remercions vivement.
J’adresse également nos salutations les plus chaleureuses à l’ensemble des élus de la République :
Madame Emmanuelle Pierre-Marie, Maire du 12ᵉ arrondissement de Paris ;
Monsieur Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois ;
Monsieur Jacques J.-P. Martin, Maire de Nogent-sur-Marne ;
Monsieur Didier Dousset, Maire du Plessis-Trévise ;
Monsieur Tonino Panetta, Maire de Choisy-le-Roi ;
ainsi que Monsieur Thierry Meignen, Sénateur de la Seine-Saint-Denis.
Je souhaite enfin saluer toutes les citoyennes et tous les citoyens de France et d’Italie, réunis aujourd’hui dans le grand Hall 1 de cette magnifique gare. Votre présence confère à cette cérémonie une force particulière : celle d’une mémoire partagée et d’un lien vivant entre nos deux nations.
La réalisation de ce projet a mobilisé de nombreuses personnes dévouées, compétentes et passionnées au sein de la SNCF.
Je tiens à exprimer notre profonde reconnaissance à Madame Clémence Catel, directrice des gares Paris-Lyon et Paris-Bercy, dont les conseils avisés et le soutien constant ont été d’une aide précieuse pour la préparation et la réalisation de cette cérémonie. Sa disponibilité, son sens de l’écoute et son engagement humain ont largement contribué à donner à cet événement toute sa portée.
J’adresse également ma gratitude à Madame Florence Brachet-Champsaur, Directrice de la Culture, du Patrimoine et de la Politique mémorielle du Groupe SNCF. Son implication exemplaire, son sens du partage et sa bienveillance ont été essentiels à la réussite de cette journée dédiée à la mémoire et à la transmission. Grâce à son regard éclairé et à son dévouement, cet hommage a pu être construit dans le respect, la précision et la profondeur qu’il mérite.
Nos remerciements les plus sincères vont également à Monsieur Fabrice Vicente, dont la rigueur, la disponibilité et le dévouement ont accompagné chaque étape de cette aventure humaine et collective. Sa présence attentive et son sens aigu des responsabilités ont été un véritable soutien tout au long de ce parcours.
Nous exprimons également notre profonde gratitude à Monsieur Alexandre Manary, dont l’engagement constant, la sensibilité au travail de mémoire et la passion pour la transmission ont largement contribué à la réussite de cet événement. Son regard attentif et son implication personnelle ont permis d’enrichir chaque détail de cette journée.
À travers eux, je tiens à saluer l’ensemble des équipes de la SNCF qui, par leur professionnalisme, leur travail et leur engagement, œuvrent chaque jour à préserver et à faire vivre notre histoire commune — celle de tant de femmes et d’hommes qui ont, à travers le temps, uni la France et l’Italie. Grâce à leur action, cette mémoire continue de se transmettre avec dignité, respect et humanité.
Nos remerciements vont aussi à Madame Marie-José Saladin et à tous les membres du chœur qui nous ont interprété le Va, pensiero de Giuseppe Verdi — hymne du souvenir et de la liberté — ainsi qu’à Lucia Nocentini, dont le violon a su donner une âme à cet instant de mémoire et d’émotion.
Sans pouvoir nommer toutes les personnes impliquées, je souhaite que chacune d’elles se reconnaisse dans notre gratitude et dans l’émotion de ce moment.
Chers amis,
J’ai l’honneur de vous présenter l’équipe des membres fondateurs de notre association. Ceux qui ont rendu possible l’inauguration de cette plaque commémorative dans une ambiance chaleureuse.
Alain Ricci (Romagre – Rimini) : son père arrive en France en 1950.
Vincenzo Migliore (Sicile – Siracusa) : son père en 1961, sa mère en 1963, et lui-même en 1964.
Fabrizio Di Matteo (Molise & Sicile) : sa mère en 1947 ; son père dont la famille est originaire de Sicile arrive en France en 1958 après une première immigration en Tunisie.
Giacomo Zecca (Émilie – Parma) : son père en 1929; sa mère dix ans plus tard après avoir traversé les Alpes à pied.
Angelo Polini (Lazio) : août 1956 avec sa famille.
Nicandro Valerio (Molise) : son père en 1954; lui-même en 1956 avec sa mère, sa sœur et son frère.
Giorgio-Orazio Spido (Vénétie) : son père arrive en France pour la première fois en 1950; lui-même arrive en 1957 avec ses parents, et sa sœur naît un an plus tard.
Moi-même Franco Berneri (Émilie – Gualtieri) : ma mère arrive en France avec ses parents et sa sœur en 1925.

Giacomo Zecca

Nicandro Valerio

Franco Berneri

Xavier Iavcovelli

Giorgio Orazio Spido

Jacopo Albergoni
🇮🇹 L’identité italienne vit aussi grâce à toi.
👉 Adhère à l’Alliance italienne universelle

Signore e Signori, cari amici,
grazie per essere venuti così numerosi a questa cerimonia solenne e carica di emozione. Alcuni di voi hanno percorso distanze considerevoli per essere presenti in questa giornata storica per l’emigrazione italiana. Siete venuti da ogni parte della Francia, ma anche dal Belgio, grande terra d’immigrazione, per testimoniare e condividere questo momento.
Le mie prime parole, in questo giorno in cui sveliamo questa targa, sono parole di gratitudine e di profonda emozione.
Gratitudine verso tutti coloro che hanno reso possibile questo momento — chi, con cuore, convinzione e fedeltà, si è impegnato affinché la memoria dei nostri antenati fosse onorata.
Tra i tanti attori coinvolti, la SNCF occupa naturalmente un posto speciale. Il Vicepresidente dell’Alleanza Italiana Universale, Giacomo Zecca, ha già salutato e ringraziato le autorità della Repubblica e i rappresentanti dello Stato italiano; mi associo pienamente a questi ringraziamenti.
E poi l’emozione: perché svelando questa targa, compiamo molto più di un semplice gesto commemorativo. Ridiamo vita a una storia, a un orgoglio condiviso, a un’eredità sempre viva. Questa targa rende omaggio alle prime generazioni di italiani, coloro che oggi raggiungono uno a uno l’eternità, e che sono passati proprio dal luogo in cui oggi siamo riuniti. Il treno proveniente dall’Italia arrivava allora in questa sala, sull’ultimo binario, a destra, proprio dietro di voi.
Il tempo passa, gli anni svaniscono, e il vento dell’oblio minaccia di portare via la loro storia. Ma questa targa rimarrà, come una roccia nel cuore dell’oceano del tempo, affinché la loro memoria resti viva nei cuori degli uomini.
Tra il 1860 e il 1960, quasi ventisei milioni di italiani lasciarono la loro terra natale per stabilirsi all’estero. Spinti dalla povertà, dalla mancanza di prospettive o semplicemente dalla speranza in un futuro migliore, abbandonarono le loro case, i loro villaggi, i loro ricordi, e talvolta anche le loro famiglie, per costruire altrove una nuova vita.
In Francia, quando l’immigrazione di massa aumentò nella seconda metà del XX secolo, gli italiani furono i più numerosi a rispondere all’appello della crescita economica. Vennero a occupare i posti di lavoro creati da un Paese in pieno sviluppo, contribuendo così a plasmare il volto sociale e industriale della Francia moderna.
La grande maggioranza di coloro che arrivarono erano lavoratori: uomini e donne semplici, coraggiosi, spesso senza qualifiche, che possedevano solo la forza delle loro braccia, la fede nel futuro, e talvolta un saper fare trasmesso di generazione in generazione. Erano muratori, mosaicisti, scalpellini, stuccatori, pittori, falegnami, carpentieri, meccanici o operai dell’edilizia e dell’industria.
Tra loro vi erano anche intellettuali, artisti, oppositori politici, giornalisti e umanisti — portatori di nuove idee e di un soffio di libertà. Alcuni, come Giorgio de Chirico o Amedeo Modigliani, hanno lasciato un’impronta duratura nella cultura europea.
Nella regione parigina, le “Little Italy” — come quelle di Nogent-sur-Marne, Choisy-le-Roi o Aulnay, i cui sindaci sono qui oggi con noi — erano veri e propri frammenti d’Italia, paragonabili a quelli di New York o Montreal. Seppero preservare il calore, i colori e i sapori del Paese, offrendo agli emigrati un legame prezioso, un rifugio in un mondo del quale stavano imparando la lingua e le usanze.
Non dimentichiamo nemmeno la “Little Italy” del 12° arrondissement, piccola Italia del lavoro, vero formicaio dove operavano artigiani italiani — falegnami, ebanisti, specialisti del legno e dell’arredamento — che contribuirono a modellare l’identità di questo quartiere.
Grazie ai sindaci, eredi di questa storia, per essere oggi qui con noi. Qui, a Parigi, nella Ville Lumière, la Gare de Lyon assume un significato particolare. Simbolo del viaggio, fu a lungo il trait d’union tra la Francia e l’Italia. Fu qui che arrivarono tante famiglie in cerca di lavoro, di un tetto, di un futuro.
Stanchi dopo viaggi di più giorni, soprattutto quelli provenienti dalla Sicilia, ma animati da una speranza intatta, misero qui, per la prima volta, piede su suolo francese.
Luogo di passaggio divenuto simbolo universale, questa stazione, come molte altre in Francia, incarna il coraggio di chi ha lasciato la propria terra, il legame indissolubile con l’Italia, patria degli avi, e la gratitudine verso la Francia che li ha accolti.
Oggi, più di sette milioni di discendenti di italiani perpetuano in Francia questa eredità viva. La loro invisibilità potrebbe far pensare che siano scomparsi; non è così. La targa che inauguriamo oggi testimonia la loro presenza attiva nella società francese.
Anche quando il cognome italiano è scomparso, le loro radici e il loro legame con l’Italia restano profondamente ancorati nella loro identità e nella loro memoria familiare. I figli e i nipoti di questa immigrazione si sono pienamente radicati nella società francese, portandovi la loro energia, il loro talento, il loro sapere e il loro cuore. Che siano cittadini discreti o personalità riconosciute — artisti, eletti, professori, medici, artigiani o imprenditori — tutti partecipano, ciascuno a modo suo, al progresso, alla creatività e alla grandezza della Francia.
Attraverso questa targa, diciamo: grazie alla Francia. Grazie per aver aperto le braccia ai nostri genitori e nonni. Grazie per aver permesso a tanti uomini e donne venuti dall’Italia di lavorare, abitare, educare i propri figli e contribuire, pietra dopo pietra, alla grandezza della Francia, questo Paese che amiamo profondamente. Grazie per aver trasformato la sofferenza dell’esilio in speranza condivisa, e per aver fatto di questo incontro tra due popoli un modello di integrazione, amicizia e umanità.
Attraverso questa targa, diciamo anche: grazie all’Italia. Grazie a questa terra che ha dato ai nostri genitori la forza dell’emigrazione, la capacità di partire senza rinnegare, di andarsene senza dimenticare. Grazie per questa lingua, questa cultura, questa luce interiore che hanno portato con sé come un viatico, e che ci hanno trasmesso come un’eredità viva.
Noi, figli di questa storia di esilio e di speranza, portiamo in noi la memoria delle loro partenze.
Grazie all’Italia per permettere ai suoi figli, che lo desiderano, di ritrovare la strada del ritorno. Grazie all’Italia per offrire la doppia cittadinanza a chi non la possiede, ma che ha l’Italia nel sangue. Grazie all’Italia per mantenere viva la memoria della storia dei suoi figli e per tendere loro la mano.
Lo sradicamento è la perdita del passato, ma i nostri genitori ci hanno trasmesso le loro radici: siamo i custodi della loro storia, i traghettatori dell’eternità.
Anche questa targa appartiene a questa eternità — quella che unisce le generazioni e mantiene vivo il ricordo di chi ci ha preceduto. Sarà un punto di riferimento per le generazioni future, perché il tempo cancella tutto.
“Il ricordo è la presenza invisibile” — Victor Hugo
Vorrei salutare il Signor Giuseppe Misciasci, nato nel 1938 in Calabria, negli ultimi anni dell’Italia fascista. È arrivato in Francia all’età di vent’anni. Al suo fianco, sua moglie Isidra, nata nello stesso anno vicino a Barcellona, alla fine della guerra civile spagnola, giunta in Francia a ventitré anni.
Si sono incontrati, amati e hanno costruito la loro vita qui, a Parigi. La vostra presenza tra noi è un immenso onore. Vi ringraziamo sinceramente per essere venuti nonostante il peso degli anni e la fatica del viaggio.
La vostra presenza è profondamente toccante: incarnate quella generazione coraggiosa che ha lasciato tutto per ricominciare da capo, con un’unica ricchezza: la volontà, il lavoro, la dignità e l’amore per la propria famiglia. Siete la memoria vivente di quei percorsi che hanno forgiato la Francia di oggi.
La vostra storia fa parte della grande catena del lavoro e dell’emigrazione in Francia. Grazie a vite come la vostra, la memoria continua a vivere e a essere trasmessa.
Voglio anche salutare la mia amica Lydia Zavatta, che ci onora con la sua presenza e ci ricorda l’incredibile ricchezza dell’emigrazione italiana in Francia. La sua presenza ci apre una finestra su quella grande famiglia circense profondamente radicata in Italia, e ci fa rivivere il ricordo di suo padre, il grande Achille Zavatta.
Desidero ringraziare di cuore anche la mia amica Lydia Martinico. La sua presenza qui con noi è un vero onore. Ella incarna il mondo della canzone e dello spettacolo, ed è importante sottolineare che molti artisti, come Calogero, purtroppo non hanno potuto unirsi a noi.
Oggi, in questo luogo, non celebriamo solo nomi o storie individuali: celebriamo la forza di coloro che hanno viaggiato, lavorato, sognato e trasmesso.
L’Alleanza Italiana Universale, grazie a tutti voi, non è solo un dovere di memoria. È uno slancio vitale, un soffio di unità e fraternità che unisce diverse generazioni — quelle di ieri, di oggi e di domani.
La targa che oggi sveliamo, qui alla Gare de Lyon, in questa Ville Lumière, è la prima pietra di un vasto cammino della memoria.
Segna il centro di un cerchio da cui irradiano fraternità e gratitudine verso tutte le stazioni di Francia che hanno accolto gli italiani, e più in generale verso tutti i luoghi del mondo in cui sono arrivati quei 26 milioni di italiani.
Stiamo facendo tutto il possibile affinché la prossima tappa di questo percorso sia la Stazione di Metz, porta d’ingresso storica verso la Lorena, da dove, all’inizio del XX secolo, sono giunti migliaia di italiani venuti a lavorare nelle miniere di ferro e di carbone, nelle officine, nelle fabbriche e nell’edilizia.
Così, di stazione in stazione, di targa in targa, seguiremo il filo della loro memoria, fino ai loro villaggi, alle loro montagne, alle loro rive, fino a Roma, capitale e punto di convergenza delle nostre origini.
Ed è fondamentale ricordare che questa storia non si è mai interrotta. Ancora oggi, molti italiani lasciano il proprio paese per venire a lavorare in Francia. Ma, a differenza delle generazioni passate, oggi si tratta soprattutto di giovani laureati, ricercatori, ingegneri, professionisti qualificati — portatori di conoscenze, competenze e nuove iniziative — che contribuiscono al dinamismo delle nostre due nazioni.
Accanto a loro, molti studenti italiani proseguono i loro studi in Francia. I programmi europei, come ERASMUS, hanno aperto una nuova era: una mobilità facilitata, una circolazione delle culture, una generazione veramente europea.
Oggi, quasi 100.000 italiani vivono a Parigi. Sono gli italiani nel mondo, coloro che prolungano una storia secolare fatta di coraggio e di lavoro.
Ma noi, figli e nipoti di questi emigrati, siamo diventati qualcos’altro: siamo gli italiani del mondo.
Italiani per memoria e per cuore, ma plasmati da più paesi, più lingue, più orizzonti.
Siamo gli eredi di quella grande odissea migratoria tra il 1860 e il 1960, che ha visto milioni di nostri padri e nonni attraversare le frontiere per costruire altrove un futuro migliore.
Quell’odissea ci ha trasmesso un’identità aperta, mobile, profondamente europea — un’Italia viva, un’Italia che viaggia, un’Italia che continua a risplendere attraverso di noi.
Il nostro omaggio è un atto d’amore, di fedeltà e di trasmissione verso coloro che hanno lasciato tutto per costruire qui la propria vita.
Unendo le nostre voci e i nostri cuori, non celebriamo soltanto il passato — scriviamo il seguito della loro storia.
Viva la memoria dei nostri antenati!
Viva l’amicizia franco-italiana!
Viva l’Alleanza Italiana Universale!
Signore, Signori,
In nome dell’Alleanza Italiana Universale, di cui ho l’onore di essere il Vicepresidente, siamo riuniti oggi qui, alla Gare de Lyon, per inaugurare questa targa commemorativa in omaggio a tutti gli italiani che hanno preso parte a questa grande odissea che è stata l’emigrazione italiana.
Prima di tutto, permettetemi di esprimere la nostra profonda gratitudine al Signor Presidente della Repubblica, Emmanuel Macron, il cui intervento ha reso possibile la realizzazione di questa targa e lo svolgimento di questa cerimonia.
I nostri ringraziamenti si rivolgono anche alle più alte autorità dello Stato italiano — al Signor Presidente Sergio Mattarella e alla Signora Presidente del Consiglio Giorgia Meloni — i nostri ringraziamenti al Signor Giacopo Albergoni, Console Generale d’Italia a Parigi, e alla Signora Console Bianca Longobardi, nonché al Signor Carlo Siciliano, rappresentanti istituzionali italiani. La loro presenza testimonia l’amicizia indissolubile tra le nostre due nazioni.
Desidero inoltre salutare e ringraziare il Signor Jean-Pierre Farandou, allora Presidente-Direttore Generale della SNCF e oggi Ministro, per il suo costante sostegno e il suo sincero impegno in questo progetto.
Abbiamo l’onore di accogliere tra noi il Signor Xavier Iacovelli, Vicepresidente del Senato, nipote di un emigrato, il cui nonno lasciò a piedi la sua terra natale; egli ci onora svelando pubblicamente questa targa, un gesto altamente simbolico per noi. Ne misuriamo tutta la portata e lo ringraziamo vivamente.
Rivolgo inoltre i nostri più calorosi saluti a tutti gli eletti della Repubblica:
così come il Signor Thierry Meignen, Senatore della Seine-Saint-Denis.
Desidero infine salutare tutte le cittadine e tutti i cittadini di Francia e d’Italia, riuniti oggi nella grande Hall 1 di questa magnifica stazione. La vostra presenza conferisce a questa cerimonia una forza particolare: quella di una memoria condivisa e di un legame vivo tra le nostre due nazioni.
La realizzazione di questo progetto ha mobilitato numerose persone dedite, competenti e appassionate all’interno della SNCF.
Desidero esprimere la nostra profonda gratitudine alla Signora Clémence Catel, direttrice delle stazioni di Paris-Lyon e Paris-Bercy, i cui consigli esperti e il costante supporto sono stati di inestimabile aiuto per la preparazione e la realizzazione di questa cerimonia. La sua disponibilità, la sua capacità di ascolto e il suo impegno umano hanno ampiamente contribuito a dare a questo evento tutta la sua risonanza.
Rivolgo la mia gratitudine anche alla Signora Florence Brachet-Champsaur, Direttrice della Cultura, del Patrimonio e della Politica della Memoria del Gruppo SNCF. Il suo coinvolgimento esemplare, il suo senso di condivisione e la sua benevolenza sono stati essenziali per la riuscita di questa giornata dedicata alla memoria e alla trasmissione. Grazie al suo sguardo illuminato e alla sua dedizione, questo omaggio ha potuto essere costruito con il rispetto, la precisione e la profondità che merita.
I nostri ringraziamenti più sinceri vanno anche al Signor Fabrice Vicente, il cui rigore, disponibilità e dedizione hanno accompagnato ogni fase di questa avventura umana e collettiva. La sua presenza attenta e il suo acuto senso di responsabilità sono stati un vero sostegno lungo tutto questo percorso.
Esprimiamo anche la nostra profonda gratitudine al Signor Alexandre Manary, il cui costante impegno, la sensibilità per il lavoro di memoria e la passione per la trasmissione hanno ampiamente contribuito alla riuscita di questo evento. Il suo sguardo attento e il suo coinvolgimento personale hanno permesso di arricchire ogni dettaglio di questa giornata.
Attraverso di loro, desidero salutare tutti i team della SNCF che, con la loro professionalità, il loro lavoro e il loro impegno, operano ogni giorno per preservare e far vivere la nostra storia comune — quella di tante donne e uomini che, nel corso del tempo, hanno unito la Francia e l’Italia. Grazie alla loro azione, questa memoria continua a essere trasmessa con dignità, rispetto e umanità.
I nostri ringraziamenti vanno anche alla Signora Marie-José Saladin e a tutti i membri del coro che ci hanno interpretato il Va, pensiero di Giuseppe Verdi — inno del ricordo e della libertà — così come a Lucia Nocentini, il cui violino ha saputo dare un’anima a questo momento di memoria e di emozione.
Senza poter nominare tutte le persone coinvolte, desidero che ognuna di loro si riconosca nella nostra gratitudine e nell’emozione di questo momento.
Cari amici,
Ho l’onore di presentarvi il gruppo dei membri fondatori della nostra associazione. Coloro che hanno reso possibile l’inaugurazione di questa targa commemorativa in un clima caloroso e fraterno.
🇮🇹 L’identità italiana vive anche grazie a te.
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Unveiling of the commemorative plaque – Gare de Lyon, Paris – 15 November 2025
Ladies and Gentlemen, dear friends,
Thank you for coming in such great numbers to this solemn and emotion‑filled ceremony. Some of you have traveled very long distances to be present on this historic day for Italian emigration. You have come from the four corners of France, but also from Belgium, this great land of migrations, to bear witness and share this moment.
My first words, on this day of unveiling this plaque, are words of gratitude and deep emotion.
Gratitude to all those who made this moment possible — those who, with heart, conviction and fidelity, committed themselves so that the memory of our ancestors might be honored.
Among the many actors involved, the SNCF naturally holds a special place. The Vice‑President of the Alliance Italienne Universelle, Giacomo Zecca, has already greeted and thanked the elected representatives of the Republic as well as the representatives of the Italian State; I join wholeheartedly in these thanks.
And then the emotion: because in unveiling this plaque, we accomplish far more than a simple commemorative gesture. We bring back to life a story, a shared pride, a living heritage. This plaque honors the first generations of Italians, those who today join eternity one by one, and who passed through the very place where we are gathered now. The train from Italy then arrived in this hall, on the last carriage, on the right, just behind you.
Time flows, years fade, and the wind of oblivion threatens to carry their story away.
But this plaque will remain, like a rock in the heart of the ocean of time, so that their memory remains alive in the hearts of men.
Between 1860 and 1960, nearly twenty‑six million Italians left their native land to settle abroad. Driven by poverty, lack of prospects or simply by hope for a better future, they abandoned their homes, their villages, their memories, and sometimes even their families, to come and build a new life elsewhere.
In France, when mass immigration intensified in the second half of the 20th century, the Italians were among the most numerous to respond to the call of economic growth. They came to fill the jobs created by a country in full development, thus helping to shape the social and industrial face of modern France.
The great majority of those who came were workers: simple men and women, courageous, often without qualifications, who possessed only the strength of their arms, their faith in the future, and sometimes a know‑how passed down through generations. They were masons, mosaicists, stone‑cutters, plasterers, painters, carpenters, joiners, mechanics or construction and industrial labourers.
Among them were also intellectuals, artists, opponents, journalists and humanists — bearers of new ideas and a breath of freedom. Some, like Giorgio de Chirico or Amedeo Modigliani, moreover left a lasting imprint on European culture.
In the Paris region, the “Little Italy” quarters — such as those of Nogent‑sur‑Marne, Choisy‑le‑Roi or Aulnay, whose mayors here present honour us — were genuine fragments of Italy, comparable to those of New York or Montréal. They succeeded in preserving the warmth, colours and flavours of the country, offering emigrants a precious link, a refuge in a world in which they were learning the language and customs.
Let us not forget the “Little Italy” of the 12th arrondissement either, a little Italy of labour, a true hive where Italian craftsmen were active — joiners, cabinet‑makers, specialists in wood and furnishings — who helped shape the identity of that district.
Thanks to the mayors, heirs to this history, for being among us today. Here, in Paris, in the City of Light, the Gare de Lyon takes on a particular meaning. Symbol of travel, it was long the connection between France and Italy. It is here that so many families arrived in search of work, of a roof, of a future.
Tired after a journey of several days for some, particularly those coming from Sicily, yet animated by an unbroken hope, they first set foot on French soil here.
A place of passage turned into a universal symbol, this station, like many others in France, embodies the courage of those who left their land, the indelible link to Italy, homeland of the forebears, and gratitude towards the France that welcomed them.
Today, more than seven million descendants of Italians continue in France this living heritage. Their invisibility might suggest that they have disappeared; nothing could be further from the truth. The plaque we are inaugurating today attests to their active presence within French society.
Even when the Italian surname has faded, their roots and their link with Italy remain deeply anchored in their identity and in their family memory. The children and grandchildren of that immigration have taken full root in French society, bringing their energy, their talent, their know‑how and their heart. Whether they are quiet ordinary citizens or renowned personalities — artists, elected officials, professors, doctors, craftsmen or entrepreneurs — they all take part, each in their own way, in the progress, creativity and greatness of France.
Through this plaque, we say: thank you to France.
Thank you for having opened your arms to our parents and grandparents.
Thank you for having enabled so many men and women from Italy to work, to find housing, to educate their children and to contribute, stone by stone, to the greatness of France, the country that we love deeply.
Thank you for having turned the suffering of exile into shared hope, and for having made this meeting between two peoples a model of integration, friendship and humanity.
Through this plaque we also say: thank you to Italy.
Thank you to that land which gave our parents the strength of emigration, the capacity to leave without renouncing, to depart without forgetting.
Thank you for that language, that culture, that inner light which they carried with them like a viaticum, and passed on to us as a living heritage.
We, the children of that story of exile and hope, carry in ourselves the memory of their departures.
Thank you to Italy for allowing her children, who so wish, to find the path of return.
Thank you to Italy for offering dual nationality to those who do not hold it, but who have Italy in their blood.
Thank you to Italy for keeping alive the memory of her children’s story and for extending her hand to them.
Uprooting is the loss of the past, but our parents transmitted their roots to us: we are the guardians of their story, the bearers of eternity.
This plaque too is part of that eternity — the one that links generations and keeps alive the memory of those who preceded us. It will be a landmark for future generations, for time erases everything.
“Memory is the invisible presence.” — Victor Hugo.
I would like to pay tribute to Mr. Giuseppe Misciasci, born in 1938 in Calabria, in the final years of fascist Italy. He arrived in France at the age of twenty. At his side is his wife, Isidra, born in the same year near Barcelona, at the end of the Spanish Civil War, who came to France at the age of twenty‑three.
They met, fell in love, and built their life here, in Paris. Your presence among us is a tremendous honour. We sincerely thank you for making this journey despite the weight of the years and the fatigue of travel.
Your presence is profoundly moving: you embody that courageous generation who left everything behind in order to start anew, with nothing but their will, their work, their dignity, and their love for their families. You are the living memory of those paths that have shaped today’s France.
Your story is part of the great chain of labour and immigration in France. Thanks to lives like yours, memory continues to live on and be passed down.
I would also like to salute my friend Lydia Zavatta, who honours us with her presence and reminds us of the extraordinary richness of Italian emigration to France. Her presence opens a window onto that great circus family, deeply rooted in Italy, and brings back the memory of her father, the great Achille Zavatta.
I would also like to warmly thank my friend Lydia Martinico. Her presence among us is a true honour. She embodies the world of music and performance, and it should be noted that many artists, such as Calogero, unfortunately could not join us today.
Today, in this place, we are not merely celebrating names or individual stories: we are celebrating the strength of those who travelled, worked, dreamed, and passed something on.
Thanks to all of you, the Alliance Italienne Universelle is not only a duty of memory. It is a living impetus, a breath of unity and fraternity that links several generations — those of yesterday, today, and tomorrow.
The plaque we are unveiling today, here at Gare de Lyon, in this City of Light, is the first stone of a vast path of remembrance.
It marks the centre of a circle from which fraternity and gratitude radiate towards all the stations in France that welcomed Italians, and more broadly towards all the places in the world where these 26 million Italians arrived.
We are doing everything possible to ensure that the next step in this journey will be the Metz Station, the historic gateway to Lorraine, through which, at the turn of the twentieth century, thousands of Italians arrived to work in iron and coal mines, workshops, factories, and construction.
Thus, from station to station, from plaque to plaque, we will follow the thread of their memory, back to their villages, their mountains, their shores, all the way to Rome, the capital and point of convergence of our origins.
And it is essential to remember that this story never stopped. Even today, many Italians leave their country to come and work in France. But unlike past generations, these are now mainly young graduates, researchers, engineers, and qualified professionals — carriers of knowledge, skills, and new initiatives — who contribute to the dynamism of our two nations.
Alongside them, many Italian students pursue their studies in France. European programmes such as ERASMUS have opened a new era: facilitated mobility, cultural exchange, and a truly European generation.
Today, nearly 100,000 Italians live in Paris. They are the Italians of the world, those who extend a centuries‑old history of courage and work.
But we, their children and grandchildren, have become something else: we are the Italians of the world.
Italian by memory and by heart, but shaped by several countries, several languages, several horizons.
We are the heirs of that great migratory odyssey between 1860 and 1960, which saw millions of our parents and grandparents cross borders to build a better future elsewhere.
That odyssey has given us an open, mobile, deeply European identity — a living Italy, an Italy that travels, an Italy that continues to shine through us.
Our tribute is an act of love, fidelity, and transmission to those who left everything behind to build their lives here.
By uniting our voices and our hearts, we are not only celebrating the past — we are writing the continuation of their story.
Long live the memory of our ancestors!
Long live Franco‑Italian friendship!
Long live the Alliance Italienne Universelle!
Ladies and Gentlemen,
On behalf of the Universal Italian Alliance (Alliance Italienne Universelle), of which I have the honor of being the Vice-President, we are gathered here today at the Gare de Lyon to inaugurate this commemorative plaque in tribute to all the Italians who took part in the great odyssey that was Italian emigration.
First and foremost, allow me to express our deep gratitude to the President of the Republic, Emmanuel Macron, whose intervention made the creation of this plaque and the holding of this ceremony possible.
Our thanks also go to the highest authorities of the Italian State — to President Sergio Mattarella and to Prime Minister Giorgia Meloni — our thanks to Mr. Giacopo Albergoni, Consul General of Italy in Paris, and Madame Bianca Longobardi, Consul, as well as to Mr. Carlo Siciliano, Italian institutional representatives. Their presence testifies to the unwavering friendship between our two nations.
I would also like to salute and thank Mr. Jean-Pierre Farandou, then Chairman and CEO of the SNCF and now Minister, for his constant support and his sincere commitment to this project.
We have the honor of welcoming Mr. Xavier Iacovelli, Vice-President of the Senate and the grandson of an emigrant whose grandfather left his native land on foot. He honors us by publicly unveiling this plaque, a highly symbolic gesture for us. We fully recognize its significance and thank him warmly.
I also address our warmest greetings to all the elected officials of the Republic:
as well as Mr. Thierry Meignen, Senator of Seine-Saint-Denis.
Finally, I wish to salute all the citizens of France and Italy gathered today in the large Hall 1 of this magnificent station. Your presence gives this ceremony a particular strength: that of a shared memory and a living bond between our two nations.
The realization of this project mobilized many dedicated, competent, and passionate people within the SNCF.
I want to express our profound gratitude to Madame Clémence Catel, Director of the Paris-Lyon and Paris-Bercy stations, whose informed advice and constant support were invaluable for the preparation and execution of this ceremony. Her availability, her listening skills, and her human commitment have largely contributed to giving this event its full scope.
I also express my gratitude to Madame Florence Brachet-Champsaur, Director of Culture, Heritage, and Memorial Policy for the SNCF Group. Her exemplary involvement, her spirit of sharing, and her goodwill have been essential to the success of this day dedicated to memory and transmission. Thanks to her enlightened perspective and dedication, this tribute could be constructed with the respect, precision, and depth it deserves.
Our most sincere thanks also go to Mr. Fabrice Vicente, whose rigor, availability, and dedication accompanied every stage of this human and collective adventure. His attentive presence and his keen sense of responsibility have been a true source of support throughout this journey.
We also express our deep gratitude to Mr. Alexandre Manary, whose constant commitment, sensitivity to memorial work, and passion for transmission have largely contributed to the success of this event. His careful eye and personal involvement allowed every detail of this day to be enriched.
Through them, I wish to salute all the SNCF teams who, through their professionalism, their work, and their commitment, strive every day to preserve and keep alive our common history — that of so many women and men who, throughout time, have united France and Italy. Thanks to their action, this memory continues to be transmitted with dignity, respect, and humanity.
Our thanks also go to Madame Marie-José Saladin and all the members of the choir who performed Va, pensiero by Giuseppe Verdi for us — an anthem of remembrance and freedom — as well as to Lucia Nocentini, whose violin gave soul to this moment of memory and emotion.
Dear friends,
It is my honour to introduce to you the team of founding members of our association — those who made the inauguration of this commemorative plaque possible, in such a warm and fraternal spirit.
🇮🇹 Italian identity lives on thanks to you.
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